• - Vision d'Ailleurs

     (photo perso)

    Perdu dans l'univers du monde fugitif

    Où les couleurs du soir passent du pourpre au rouge,

    Je perçois les échos d'un demain créatif

    Murmuré doucement par une ombre qui bouge.

     

    Tandis qu'elle serpente au milieu des lueurs

    Que laisse derrière elle une nuit écarlate,

    Sensible et délicate aux charmes envoûteurs,

    Elle invente le noir où la lumière éclate.

     

    Soudain je la regarde et du bout de la main,

    Je retiens ses cheveux au centre de la toile ;

    Mais les contours fuyants d'un vaporeux carmin

    S'empressent de grimper sur le dos d'une étoile.

     

    Alors elle revient sous l'obscur chuchoté

    De la voûte du ciel où la mer se projette ;

    Ultime rendez-vous faisant de la beauté

    L'éphémère reflet d'une belle comète.

     

    IMPARFAITLIBRE

     

    (09 janvier 2017) 

    Copyright HT0R27

     

     

    CHALLENGE n° 309 sur Psyche-d-ames

    « VENU de L'ESPACE »

    Vous pouvez poétiser sur tout, vous avez un grand Univers

    Pour écrire

     

     


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  • (photo perso) 

     

    les larmes de mai

    lavent le toit du printemps

    les oiseaux s'ébrouent !

     

    -Mes Quatre Saisons en Haïkus

    (photo perso) 

     

    Des éclats brillants

    virevoltent dans le noir

    feux follets d'été ?

     

    -Mes Quatre Saisons en Haïkus

     (Photo mon oncle René)

     

    Des perles d'automne

    descendent sur la vallée,

    écoute le brame.

     

    -Mes Quatre Saisons en Haïkus

     (photo perso)

     

    Les oies dans le ciel

    entament un long voyage,

    et croisent l'hiver.

     

     

    (photo prise sur le net) 

     

    Le calendrier

    a effeuillé ses couleurs,

    l'année se termine...

     

    Merci à tous,

    BON NOEL 2016

    BONNE ANNEE 2017.

    Gros bisous et à très bientôt

     

    Copyright HT0R27


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  • Redevenir Poussière

     

    (Photo perso St-Martin-De-La-Place 49 bord de Loire)

     

    Ce poème a été écrit il y a un an et je le dédie à Raymonde ma belle-maman qui vient de nous quitter ce matin.

    Parfois la maladie perd, parfois elle gagne.

     

     

    Puisque chaque nuage est un étang de larmes,

    Et que le crépuscule est un matin qui meurt ;

    Puisque chaque jardin a son coin de chaleur

    Où la graine fleurie abandonne ses charmes ;

     

    Puisque chaque bouffée est cet air qu'on respire

    Et que le vent d'hier nous pousse vers demain ;

    Puisque le feu qui brûle éclaire le chemin

    Où s'égare le cœur perdu dans un empire ;

     

    Puisque le sang qui coule a la même nuance

    Et que la sève monte à l'arbre des forêts ;

    Puisque seuls les humains trouvent des intérêts

    Où la guerre ravage et tue en permanence ;

     

    Alors que nous importe une mer, une terre,

    Que nous importe un souffle, un éclat de silex,

    Si notre esprit voyage en dehors du cortex

    Et laisse notre corps redevenir poussière.

     

    Bises Raymonde, notre coeur pensera toujours à vous

    Copyright HT0R27


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  •  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce qu'il ne fallait pas manquer!!!!

     

     

     

     

     

     

     

    Et en s'approchant encore plus près!!!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bonnes vacances à tous et je vous retrouve à la rentrée de septembre

    Gros bisous mes amis (es), profitez de la vie et de chaque bonheur qu'elle nous offre.

     


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  •  

    Le Tout et le Rien

     (photo prise sur le net)

     

     

    Vois-tu comme le tout et le rien se complètent

    Alors qu'ils font toujours des rêves opposés !

    Mais qui peut ignorer les sens qui se reflètent

    Derrière nos refus de choix ecchymosés ?

     

    Le tout perd sa rondeur quand il ne veut rien dire

    Et reste un souvenir à l'aube du matin !

    Le rien masque le tout quand il vient interdire

    Les plaisirs spontanés d'un moment opportun !

     

    Tels des galériens enchaînés l'un à l'autre,

    Dans nos esprits, parfois, le rien traîne le tout ;

    Enfant on nous apprend comme une patenôtre

    Le chant perpétuel de ce couple un peu fou.

     

    Ainsi en ce bas monde où le doute s'installe

    Doit-on penser que tout est l'inverse de rien ?

    Peut-être existe t-il une raison vitale

    Pour qu'ils soient les excès d'un épicurien !

     

     Challenge Psyché d’Âmes n° 296

    Les 10 mots dans un nuage 

    Copyright HT0R27


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  • - Tableau de Mots

    (Photo perso) 

    Pour la première fois, je peins mon existence,

    Sans point et sans virgule elle fuit mon esprit,

    Pour dessiner enfin la rime qu'on écrit

    Quand on veut redonner un sens à l'importance.

     

    Sur l'envers de ma peau je fais danser ma plume,

    Tout en serrant les doigts sur un corps transparent

    Dans lequel on regarde onduler le courant

    D'une encre vaporeuse où l'après se consume.

     

    Sur mes fragments de vie, une goutte s'étale

    Et dilue instamment le pigment des couleurs !

    Le rose vire au bleu sous les flots enjôleurs

    Des chagrins reliés en pensée idéale.

     

    Et puis, sans le vouloir en bravant l'anathème,

    L'histoire continue attirant mes émois,

    Qui se perdent encor pour la dernière fois,

    Dans ce tableau de mots d'où surgit ce poème.

     

     

    Challenge PSYCHE-D-AMES  N°295

    THEME : La première fois et/ou la dernière fois 

    Copyright HT0R27


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  • Quand Chante La Nature

    (pour vous redonner le sourire le temps d'un battement d'ailes)

     

     

    A la belle saison, quand chante la nature,

    Ils sont tous attendus, parfois même espérés,

    Seulement viendront-ils envahir les fourrés,

    Pour vivre simplement leur nouvelle aventure ?

     

    Mais il est déjà là, vêtu tel Arlequin,

    Le beau chardonneret en habit brun et jaune !

    Il est la mosaïque au milieu de la faune

    Qui cache son regard sous un masque rouquin.

     

    Soudain un gazouillis se perd dans le feuillage,

    Un écho l'accompagne à travers les buissons ;

    Alors sur le chemin se posent des pinsons

    En claironnant au vent une ode qui voyage.

     

    Un jeune rouge gorge au torse cramoisi

    Sautille sur un tronc et de là-bas surveille

    Si dans le jardinet, entouré d'une treille,

    Un vieux hante déjà ce coin qu'il a choisi.

     

    Et puis timidement arrivent les mésanges

    En costumes teintés de noir, de blanc, de bleu,

    Elles font la douceur qui manquait en ce lieu

    Pour que valse le ciel sous le tempo des anges.

     

     

    Copyright HT0R27


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  • BLOG EN PAUSE

     

    Merci à tous et à bientôt


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  • Abeilles

    Petit souci d'invasion d'abeilles depuis deux jours dans le jardin et aujourd'hui elles étaient dans la maison dans le conduit de cheminée et sortaient partout dans la salle à manger.

    Nous les avons enfumées mais il faut attendre demain pour voir si elles sont toutes parties.

    Du coup je ne me risque pas trop sur mon ordi et je préfère être dehors tant qu'elles seront dedans !!!!

     

    Si je peux je passerai vous faire un coucou demain sinon, je vous souhaite à toutes et à tous un bon week-end de l'ascension

    Bisous à vous 

      

    Elles viennent des ruches de notre voisin !!!

    L'an dernier dans le pommier de notre jardin !!!

    Elles sont parties et c'est tant mieux !

    Bon jeudi à vous tous et merci pour vos messages de soutien.

     Gros bisous du coeur

    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Il y a 3 semaines environ au portillon du jardin, impressionnant non??????

     

    La semaine dernière, mon voisin qui tond sa pelouse!!!!!! elles ne sont pas agressives ses abeilles, mais non, c'est juste une idée!


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  •  

    - Le Chat

    Photo personnelle

     

     

    Assis sur le fauteuil fixement il regarde,

    L'ombre sur le rideau qui danse et disparaît,

    Au rythme nonchalant d'un souvenir abstrait

    Courant dans tous les sens sur la chaude rambarde.

     

    Et puis, dans son délire alors il imagine,

    Ce frisson sous les poils qui sillonne sa peau,

    Mais qu'a t-il aperçu, là-bas, sous le préau,

    Qui fait battre son cœur au fond de sa poitrine ?

     

    Brusquement il sursaute, affolé, se relève,

    La branche du sapin tape sur le carreau,

    Craintif il n'ose pas monter sur le bureau

    Pour affronter le bruit qui déchire son rêve.

     

    Va-t-il rester ici sous un rayon de lune

    Et regarder la nuit éclairer les décors,

    Les yeux écarquillés sur l'effroi du dehors ?

    Doit-il demeurer là pour comble d'infortune ?

     

    Bondissant sur le lit malgré sa défiance,

    Il cherche l'oreiller et se couche soudain,

    La patte de velours pour retenir ma main,

    Heureux, il se rendort en toute confiance.

     

     

    (Pour Chrisy)

     

     

    Thème du challenge n° 289 « la confiance ».

    Copyright HT0R27


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  • -Éternelle Lumière

     (Photo personnelle prise sur les bords de Loire à Tours)

     

    Parfois, sur cette terre, il est une étincelle

    Qui brille sur la mare en éclat lumineux,

    Dessinant un pétale, entre les épineux,

    D'un lointain firmament qu'une lueur constelle.

     

    Puis comme les tisons d'un feu qui se révèle

    Et réchauffe la braise aux rayons matineux,

    Un soleil égaré dans un ciel moutonneux,

    Il est une brûlure à la vie éternelle.

     

    Mais de cette clarté qui rougit tour à tour,

    Il ne reste pourtant que la chaleur d'un jour,

    Pour entourer les nuits d'un halo qui rassure.

     

    Alors quand la lumière étale son pouvoir,

    Sur les couleurs du temps à travers sa fissure,

    Apparaît l'immortel prêt à nous émouvoir.

     

    Challenge Psyché d-âmes n° 288

     Cette semaine, Morganne nous propose une citation d'Edith Wharton:

     

    "On peut répandre la lumière de deux façons : être la bougie, ou le miroir qui la reflète"

     

     

    Copyright HT0R27


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  • La Quête Du Geste Parfait

     

     

    Il est un tremblement dans un mot, un silence,

    Un émoi qui se tait, une larme qui meurt ;

    Il est un abandon qui doucement avance

    Touchant l'émotion dans un élan sans heurt.

     

    Il est ce petit tout qu'on sème dans un cœur

    Ou bien l'immense rien provocant l'allégresse !

    Quand il est naturel et surtout pas moqueur

    Il reste un souvenir, un signe qu'on adresse.

     

    Mais comment réussir la quête intérieure

    Afin d'être certain le jour où les hasards

    Placeront sous nos yeux l’exigence qu'effleure

    Ce don de l'absolu, cet instinct plein d'égards.

     

    Peut-être mieux vaut-il comprendre la valeur

    Du moment hésitant qui fera de ce doute,

    La force d'un exploit teinté par la couleur

    D'un sentiment craintif qui parfois nous déroute.

     

    Je me demande hélas si ce n'est pas un leurre,

    Que d'attendre une main tendue aveuglément

    Pour voir de la beauté dans un frisson qui pleure,

    Car le geste parfait, existe t-il vraiment ? 

     

     

    Copyright HT0R27


    70 commentaires
  •  

    Bonjour à tous,

    La semaine dernière, j'ai pris quelques jours de pause pour préparer mon premier recueil de poésie.

    Celui-ci vient de paraître, il est disponible sur le site

    the bookedition.com

     

    Pour vous le procurer il suffit de cliquer ici :

     

    http://www.thebookedition.com/fr/un-monde-en-poesie-p-340515.html

     

     

    Grand merci à mes amis MONY http://www.actu-monyclaire.com/

    pour son aide précieuse

    A PATRICK http://generalpatoune.eklablog.com/

    pour les renseignements.

    Merci à l'équipe A11-RADIO http://a11radio-dreams-90.eklablog.fr/

    pour leur belle amitié, 



    Merci à tous pour votre présence, votre soutien et vos encouragements sans lesquels ce recueil n'aurait jamais vu le jour.

    Gros bisous à tous 

     


    58 commentaires
  •  

    Photo perso, bord de Loire à ST Martin de la Place (49)

     

    Il est une saison offrant à la nature

    Un trésor de bienfaits comme un catalyseur,

    Ramenant dans sa roue un soleil qui rassure

    Et chasse les frimas d'un vent exorciseur.

     

    Puis frénétiquement l'empreinte timorée,

    D'un cycle qui s'adonne au naufrage du froid,

    Déchire ses poumons sur l'aube colorée

    Afin que l'oxygène apaise son effroi.

     

    Et c'est dans ce décor que la feuille dévoile,

    Au souffle évaporé d'un air impertinent,

    Sa patine brillante où l'éclat d'une étoile

    Dessine les bourgeons d'un monde frissonnant.

     

    Mais la marge des mois fera t-elle fortune

    En gardant en secret ce que le printemps vaut ?

    Dans ses jours et ses nuits que le temps importune

    Chantera t-elle alors l'hymne du renouveau.

     

     

    Challenge proposé par LLA sur Psyché d-âmes

    Mots imposés

     

    Feuille - Évaporer - Naufrage - Catalyser - Déchirer,

    Oxygène - Fortune - Marge - Patine – Empreinte

     

     

    Copyright HT0R27


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  • BLOG EN PAUSE

    REPRISE VENDREDI 15 AVRIL

    (Si je le peux, je passe chez vous)


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  •  65) Ombre Qui Es-Tu?

     

     

     

    Derrière le miroir il est une existence,

    Que déforment, hélas, des sentiments trompeurs,

    Afin que jamais plus on découvre les peurs

    De ne pas ressembler à celle que l'on pense.

     

    Pourtant c'est dans le flou que l'ombre se prolonge,

    Puis elle déambule avec gloire et beauté,

    Avant de revêtir toute la loyauté

    Qu'elle aimerait tant voir succéder au mensonge.

     

    Et c'est d'un coup de poing qu'elle brise la glace,

    Mettant son cœur à nu pour la première fois ;

    Elle décide enfin de se donner le choix,

    De vivre pleinement cette autre qui s'efface.

     

    Il faut parfois du temps pour prendre conscience,

    Que la plus belle image, avant qu'il soit trop tard,

    Est celle du reflet que dégage un regard

    Qui se pose sur elle en toute confiance.

     

    Alors en choisissant entre être ou bien paraître,

    On laisse de côté les réputations ;

    Avec elles s'en vont toutes les passions,

    Pour que l'essentiel enfin puisse renaître.

     

    IMPARFAITLIBRE 

     

    Sur une idée de Nini, dans le challenge n°285 sur Psyche-d-ames

    voici une citation de Charlie Chaplin:

     

    Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es,

    alors que ta réputation est ce que les autres pensent de toi. Et ce que les autres pensent de toi, est leur problème." 

     

     

    Copyright HT0R27


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  • Trompette Quand Tu Sonneras (POEME sans "i" )

    Ce poème était sur l'idée d'écrire un automne sans la lettre « i »

     

    Quand septembre revêt sa robe composée

    D'une pâle lueur, d'un azur écumeux,

    L'automne sanglotant, sous son manteau brumeux,

    Dépose sur le sol des larmes de rosée.

     

     

    Ses gouttelettes d'or en arrosant l'absence,
    Que sèche la clarté d’un astre coloré,
    Font monter les parfums d'un germe évaporé

    Entêtant le profane en quête d'abondance.

     

     

    Sur le bord d’une butte un dôme se révèle,

    Son côté fabuleux, son aspect enchanteur,

    Enterre un chapeau blanc surprenant l'amateur

    Ému par les contours d'une forme nouvelle.

     

     

    Alors que sa texture au nez reste agréable,

    Faussement comparable à des bouquets fardés,

    Elle embrase le corps de troubles retardés

    Comme un roman d'horreur dont l'auteur est coupable.

     

     

    Et que sonne le glas de la belle russule,

    Ou que monte le chant des trompettes des morts ;

    En tout temps ces appels ont bercé sans remords

    La balade en forêt de l'aube au crépuscule. 

     

    Imparfaitlibre 

     

    Copyright HT0R27


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  • Comme un Oiseau  (Rondeau)

     

    Comme un oiseau, dans un arbre fleuri,

    Je virevolte en cherchant un abri,

    Pour accueillir mon retour à l'enfance,

    Loin des chemins perdus de mon errance,

    Et découvrir un bien être attendri.

     

    Je m'abandonne en ce jour aguerri,

    Dans cet endroit sans un mot, sans un cri,

    Puis je m'évade ivre d'indépendance,

    Comme un oiseau !

     

    Mais le frisson d'un soir endolori,

    Qui se mélange à l'obscur amoindri

    Par les lueurs d'une lune qui danse,

    Eveille en moi ce parfum de l'absence

    D'où reviendra mon printemps favori,

    Comme un oiseau !

     

     

    Copyright HT0R27


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  • S'Il Suffisait

     

    S’il suffisait parfois d’éteindre les lumières

    De fermer la fenêtre et baisser les rideaux,

    S’il suffisait alors de serrer les paupières

    Pour oublier un temps la souffrance des maux !

     

    A quoi nous serviraient la défaite et la peine,

    Et tous les sentiments qui nous font avancer ?

    On s’attache tout seul les erreurs que l’on traîne

    Par crainte de devoir un jour recommencer.

     

    Mais personne ne peut soulager la faiblesse,

    Elle est une prison nous plongeant dans le noir.

    Il nous faut démolir la cloison qui se dresse

    Devant l'aube nouvelle où brille notre espoir.

     

    Alors notre raison tout au fond nous invite

    A vivre à l'extérieur qui nous sommes dedans,

    En devenant l'écho d'une voix interdite,

    Qui chante l'abandon de nos troubles ardents.

     

    Et même si demain nous plonge dans le doute,

    Il reste ce sourire illuminant un cœur,

    Sans exiger de nous de poursuivre une route

    Dont un autre serait le farouche vainqueur. 

     

    (Challenge proposé par Morganne sur Psyché d'âmes dont le thème est basé sur une citation de Saint Augustin :

    "Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme") 

     

    Copyright HT0R27


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  • L'Encre De Ma Plume (Pantoum)

    Mais qu'elle est l'encre sur ma plume ?
    Celle qui descend sur ma main
    Et rédige mon amertume
    En simple mot sur parchemin !

    Celle qui descend sur ma main,
    Tremblotante je la dirige
    En simple mot sur parchemin !
    Belle raison est son prestige.

    Tremblotante je la dirige,
    En courbe d’esprit fasciné,
    Belle raison est son prestige
    Refusant d'être abandonné.

    En courbe d’esprit fasciné,
    A l'image de l'innocence
    Refusant d'être abandonné,
    En me plongeant dans le silence.

    A l'image de l'innocence
    Elle écrit au son de ma voix,
    En me plongeant dans le silence,
    Pour me faire oublier les choix.

    Elle écrit au son de ma voix,
    Rejoignant tout l' imaginaire,
    Pour me faire oublier les choix 
    De cette existence ordinaire.

    Rejoignant tout l'imaginaire,
    Débarrassé des apparats
    De cette existence ordinaire ;
    Je sors enfin de l'embarras !

    Débarrassé des apparats
    Du faux semblant que l’on exhume 
    Je sors enfin de l'embarras !

    Mais qu'elle est l'encre sur ma plume ?

     

     

    Copyright HT0R27


    48 commentaires
  • C'est un îlot lointain dessinant un rocher,

    Sur le miroir fictif d'un monde qui reflète

    Les couplets enchaînés d'une chanson muette,

    Hymne pour un désir qui ne peut plus tricher.

     

    C'est un leurre perdu, tiré par un archer

    Et qui touche en plein cœur l'absence insatisfaite

    D'une ombre qui tournoie à la grâce secrète,

     Puis se colore au vent des lueurs d'un coucher.

     

      Dans le trouble du jour tu souffles sur la rive,

    D'un frisson dans le cou tu frôles la dérive,

    Tu berces de plaisirs un songe bienvenu ;

     

    Tu me grises souvent, éphémère toupie,

    Spirale qui m'entraîne au fond de l'inconnu

    En m'attirant vers toi fantastique utopie.

     

    IMPARFAITLIBRE

    Copyright HT0R27


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  •  

    Haïkus de Printemps

    Douceur d'un printemps,

    les cerisiers sont en fleurs

    neige de pétales.

     

    Soleil du matin,

    la nature se réveille

    coucou dans les bois.

     

    Saison des amours,

    coquilles d’œufs sur le sol

    battement d'une aile.

     

    L'aurore se lève,

    le rouge teinte le ciel

    l'oiseau est parti.

     

     

     

    Copyright HT0R27


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  •  

    Un Orage D'été

     

    Quand les jours de l'été viennent bercer l'aurore,

    Sous les rayons trop chauds d'un soleil envoûtant,

    Alors c'est sous les coups de fer d'un combattant,

    Qu'éclatent des lueurs qu'un orage colore.

     

    Et la pluie assassine une terre battue

    En frappant brusquement les sillons craquelés,

    Elle fait s'envoler des sols acidulés,

    Le parfum vaporeux de sa chair dévêtue.

     

    Et le monde se tait. Il reste le tonnerre

    Qui gronde et puis se meut dans un ciel nuageux,

    Et qui soudain gémit son refrain orageux,

    Avant de s'étouffer comme un feu qu'on enterre.

     

    Enfin l'heure respire et le temps recommence

    A mêler ses couleurs au cadran du futur,

    Espérant dessiner sur l'horizon azur

    Les ailes d'un oiseau caressant le silence.

     

    Tandis que la nature assèche ses dentelles

    Et que renaît alors le plaisir estival,

    Sous le tempo léger de ce vent matinal,

    J'admire le ballet divin des hirondelles. 

     

     Challenge sur Psyché d'Ames proposé par Jolana

    « Le soleil a daigné enfin briller et m'a donnée envie de  

    ces beaux jours plein de couleurs, les beaux jours de l'été. »

     

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  • L'Eveil Des Sens (Acrostiche du Printemps)

     

     

    Puis vient le crépuscule éclaboussant le caP

    Rougi par des éclats de lumière du soiR.

    IL porte avec le vent des gouttelettes quI

    Ne seront qu'une brume inondant l'horizoN

     

    Tout habillé de noir. MiraculeusemenT,

     

    Entre les hauts cyprès, le matin se réveillE,

    Mais le givre est présent retenant le parfuM

    Pourtant évaporé des jeunes fleurs d'un chamP,

     Sur le calendrier du temps et des saisonS.

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  • Mortelles Illusions

     

     

    La terre verdoyante attire et pourtant blesse
    En offrant les plaisirs d’un Paradis naissant !
    Son éclat enchanteur fait rêver l’innocent
    Dont l’esprit ne voit pas l’Enfer sous la richesse.

    A peine l’œil ouvert sur la plaine brumeuse,
    Autour c'est la famine alors va-t-il périr ?
     Il sait qu'il doit chercher l'attrait pour ce nourrir,
     L'essentiel pour taire un manque qui le creuse.

    Et si les diamants faisaient perdre la tête,
    Les odeurs, les parfums, inventaient un tombeau
    Où règne la misère, où brûle le flambeau,
    Éclairant une mort dont le souffre le guette.

    Alors il est trop tard pour l’ultime pensée ;
    Le soleil se confond à l’astre ténébreux
    Dessinant un reflet, un leurre douloureux,
    Sur le néant, le rien, d’une voûte insensée.

    Stupéfait, il est las ; ne sachant plus que croire…
    Il surveille le ciel, observe l’horizon !
    Comment suivre un chemin sans perdre la raison ?
    Alors qu’il voit mourir un futur illusoire. 

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  • 55) Voyage

     

    Regarde l’océan il emporte tes larmes,

    Les mêlant à ses flots il dépose les armes,

    Aux pieds d’un horizon où tes songes nouveaux

    Tracent sur l’équateur le chenal des bateaux.

     

    Tu quittes le vieux port pour une île lointaine,

    Un rocher de corail sur lequel se déchaîne

    Ce torrent d'eau salé qui lave tes soupirs

    Au milieu de ce lac où sont tes souvenirs.

     

    Le souffle rond du vent gonfle l'unique voile

    Et te pousse soudain vers la dernière étoile ;

    Il réveille les sens de ton enchantement

    Et le son de ta voix dans un chuchotement.

     

    Depuis longtemps déjà tu rêves d'un voyage,

    Où le sable brûlant d’une crique sauvage

    Formerait sur ta peau des éclats précieux

    Avant de retomber en soleil radieux.

     

    Du fond de tes désirs plus rien n'a d'importance,

    Si ce n'est ce départ qui dans tes yeux commence

    A t'éloigner de ceux qui voudrait une fois

    Partager l'Univers où voguent tes émois.

     

     Sur une proposition de challenge de LLA pour le blog psyché-d-âmes

    challenge 282

    "Vers d'autres contrées"

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  • Le Retour

     

     

    Comme pousse l’instinct d’un délire sauvage,
    Ils franchiront les caps, les mers, les océans ;
    N’écoutant que leur cœur ils défieront les vents
    Pour venir se poser après un long voyage.

    Celui qui ne peut pas suivre la colonie,
    Trop faible ou bien trop lent pour voler aussi loin,
    Sera mis à l’écart, oublié dans un coin,
    Comme un handicapé dérange une harmonie.

    Et d’autres nageront au-delà des frontières,
    Pour attaquer les flots d’un torrent infernal,
    Mais leur acharnement à trouver le canal
    Les mènera toujours dans des eaux familières.

    A vouloir tout donner pour gagner une place,
    Les plus jeunes seront les premiers à mourir,
    Et c’est du ventre ouvert que leur chair va pourrir
    Parmi les détritus ignorant leur audace.

    Puisqu’ils sont des Seigneurs, des Princes éphémères,
    Les poissons reviendront vers l’îlot déserté
    Pour y voir des oiseaux -ivres de liberté-
    Qui caressent les lacs, les fjords et les rivières.

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  • Un Mur de Pierres

     Parfois on la retrouve au détour d'un jardin,

    Ou bien petits cailloux dans le fond d'une poche !

    Elle est ce plat galet qui sur l'étang ricoche,

    Puis cette arme jetée avec haine et dédain.

     

    Eté soixante-et-un, l'histoire nous raconte

    Ce qu'elle est devenue une nuit de terreur,

    Sous les ordres d'un fou, citadelle d'horreur,

    Séparant des voisins par son mur de la honte.

     

    Ailleurs c'est à genoux que ce peuple martyr,

    Devant un édifice au milieu d'une place,

    Viendra se lamenter même si rien n'efface

    la torture d'un corps voulant se repentir.

     

    Partout on la bénit derrière une clôture

    Au fond du cimetière où d'immenses remparts

    Fermeront pour toujours, à l'abri des regards,

    La stèle du défunt que l'oubli défigure.

     

    Erigée en prison quand la pierre à son tour,

    Sous les mains du tagueur, trace ses différences,

    Couvrant de graffitis des murs d'intolérances

    Pour que la liberté soit l'adage d'un jour.

     



     

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  •  

    L'Air du Temps

    De cet air qu’on respire, inodore, incolore,
    On gonfle nos poumons à les faire exploser ;
    De ce vent qui s’en va, ce vent qui nous ignore,
    On préfère un frisson au rêve a composer.

    De cet air qu’on entend, merveilleux, somptueux,
    On garde à la mémoire une note envoûtante ;
    D’un son qui nous revient, un son majestueux,
    On fredonne l’accord qu’un violon nous chante.

    De cet air qu’on voudrait sincère ou bien sévère,
    On habille nos cœurs jusqu’à les déguiser ;
    De ce regard perdu, ce regard qui libère,
    On se souvient du beau que rien ne peut briser.

    De tous les airs du temps, inconnus, survenus,
    On souffle, on pleure, on est, selon notre existence ;
    De ces troubles enfuis, ces troubles contenus,
    On trace le chemin sur lequel on avance.

    IMPARFAITLIBRE
    (13/06/2011) 

    Copyright HT0R27


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  • Le Premier Printemps (Sonnet)

    Sur le calendrier les mois sombres gémissent ;
    Février traîne encor* dans l’encre du crayon,
    Mais la porte de mars disperse son rayon
    Réveillant les espoirs des flammes qui languissent.

    Et le givre se meurt et les nuits raccourcissent ;
    C’est la chaîne du temps, c’est le dernier maillon !
    Entends la douce voix hurler sous un bâillon
    Ses aveux de désirs quand les froids s’affaiblissent.

    Entre les corps transis s’élèvent des clameurs !
    Leurs cris de volupté et leurs plaisirs charmeurs
    Présagent un printemps de caresses complices.

    Enfin par la douceur il soignera le mal,
    Atténuera les coups, les bleus, les cicatrices !
    Les empreintes des crocs d’un hiver animal.

     

    IMPARFAITLIBRE 

     

    Variante orthographique de encore utilisée en poésie.

     

    Copyright HT0R27


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