• Pluie ou Chagrin

     https://pixabay.com/fr/pluie-flaque-d-eau-l-eau-2538429/

     

    Il farde alors ses yeux de sombres et de gris

    Avant de dessiner sur sa joue une goutte,

    Il voudrait que le cœur de l'Univers écoute

    Le sinistre murmure accompagnant ses cris.

     

    Mais il est emporté, le pauvre aliéné,

    A travers les tourments d'un immense vacarme,

    Où les nuages noirs transforment une larme

    En déluge infini, tourbillon déchaîné.

     

    Puis levant sur l'obscur ses longs cils de pantin,

    Il pleure les soupirs d'un torrent qui déborde

    De pluie ou de chagrin provocant la discorde

    Entre la girouette et le vent du lointain...

     

    Pendant que le soleil pose un triste regard,

    Dans le ciel cristallin enfermant notre terre,

    Il pleut des perles d'eau, de sang et de misère

    Sur un monde cruel, un monde sans égard.

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

    16 janvier 2016 

    Copyright HT0R27


  • Fumée (Sonnet)

    https://pixabay.com/fr/fum%C3%A9e-vapeurs-black-blanc-courbe-298243/

     

    Fumée enchante-moi ! Vaporeuse spirale
    Que ta fugacité, ton halo déroutant
    Déposent tes couleurs pour teinter mon instant
    D’une image en reflet d’aurore boréale.

    Sous ton air langoureux, ta candeur magistrale,
    Embrase mes plaisirs de ton voile flottant ;
    Irréelle beauté d’un délire entêtant
    Tu troubles mon regard d’une brume inégale.

    D’un bâtonnet d’encens tu fleures mon humeur !
    Mais naissant de tout feu tu cours, pauvre rumeur...
    Impalpables signaux d'une flamme inutile.

    Tu laisses dans l’esprit un nuage captif,
    Aux caprices du vent tu sembles si fragile,

    Ephemère contours d'un leurre fugitif.


    (Droits d’auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

    (14 janvier 2015)

    Copyright HT0R27


  •  

    Le Château Oublié

    https://pixabay.com/fr/ruine-ch%C3%A2teau-jardin-anglais-507286/

     

    Il est un vieux château sur un lopin de terre,

    Où les cris suspendus ne sont plus les récits

    Des brisures du temps, mais les pleurs adoucis

    Par l'immortalité du chant qui les libère.


    Un bout de lin miteux calfeutre une lucarne,

    Elle était sa lueur, son œil sur l'horizon,

    Mais ce voile posé comme une trahison,

    Éloigne des regards l'histoire qu'il incarne.

     

    Devenu l’Univers d'un tas de moisissures ;
    Des traces sur les murs outragent sa blancheur,

    Des lambris vermoulus balayent sa fraîcheur
    En signes d'abandon et d'impures blessures.

     

    Ici c'est le final, le malheur qui projette,

    En ce chaos malsain de restes d'épineux

    Les recoins de noirceur, les abris soupçonneux,

    Une mort endormie au fond de sa cachette...

     

    Sarcophage scellé semblable au mausolée
    D’un esprit qui s'efface à l’aube du printemps,
    Où le vent de l’oubli souffle depuis longtemps ;
    Mais du tas de gravats l'âme s'est envolée.

     

    (Droits d’auteur réservés)

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    (08 Mars 2015) 

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  •  25)Les Nuances D'Un Rêve

    https://pixabay.com/fr/art-r%C3%A9sum%C3%A9-nuances-rouge-courb%C3%A9-1980704/

     

     

    • Dans cet écrin d'argent la richesse est un rêve, 
      Un songe enrubanné de rouge et de vermeil,
      Oasis d'un esprit dont la course s’achève
    • Sur l'ensorcellement magique d'un sommeil.

    • Caché sous le satin il dort et se prélasse,
    • Puis glisse entre l'extase et la réalité
    • Comme l'équilibriste agile se déplace,
    • Sur les fils vaporeux d'un bout de vérité.
    •  
    • Il aime s'arrimer à des ports de plaisance,
      Où son détachement projette sur les eaux
    • des reflets irréels qu'il cache avec aisance
    • sous des voiles obscurs, suaires de bateaux.
    •  
    • Mais troublant ce repos une ombre passagère
    • Ondule et se mélange à cet égarement,
    • Déclenchant dans la nuit l'étau qui se resserre
    • Autour du cauchemar d'un vif effleurement.
    •  
    • Tandis que le frisson s’étale et se libère,
    • Puis glace le tapis, les draps et les coussins,
    • Des paillettes de givre, en étoile polaire,
    • Tracent sur le miroir des gouffres assassins.
    •  
    • Mais l'aube se dessine au plafond de la chambre
    • refermant le trésor sur l'éternel conflit :
    • Entre un rêve glacé comme neige en décembre
    • Et celui d'un azur dormant au fond d'un lit !

     

    • (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

    Février 2015 

    Copyright HT0R27


  • Les Terreurs du Vent

     https://pixabay.com/fr/vague-d%C3%A9marrage-mer-l-eau-navire-2649217/

     

    • Entends le vent gémir entre les persiennes,
      Effrayant tourbillon qui toujours nous fait peur ;
    • Son côté violent sans aucune pudeur
    •   Se jette avec mépris sur les éoliennes.

    • Entends le vent tourner dans le lointain bocage, 
      Secouant la nature il brise ses rameaux,
      Déracine ses troncs, chasse ses animaux ;
      Ce terrible ouragan décapite et saccage.

      Entends le vent hurler coincé parmi les lames,
      Il frappe l’océan ballote ses marins ;
      Cet assassin des mers emporte les chagrins,
      Et garde près de lui le cadavre des âmes.

      Entends ce vent clamer ses horribles messages,
      Il change les soupirs en cris d’égarement,
      Puis scelle avec plaisir, jusqu'à l'épuisement,
      Les élans de nos cœurs par d’infinis mirages.


      IMPARFAITLIBRE
    •  
    • (10 Septembre 2010)
    • Copyright HT0R27

  • BONNE ANNEE 2016

    Bonne année image 8

    Ce soir, n'oubliez pas

    "QUAND ON TIENT A QUELQU'UN, ON LE RETIENT"

    Gros bisous du coeur à tous et que la fête commence.


  • Le Chemin de la Vie à la Mort (P6) Quand l'été se Résigne

    https://pixabay.com/fr/personnes-couple-personnes-%C3%A2g%C3%A9es-2991882/

     

    • La beauté de nos jours se fane au crépuscule,
    • Quand la nuit sur nos fronts dessine des sillons ;
    • L'ombre efface en douceur les restes des rayons
    • Du soleil pâlissant d'un temps qu'on dissimule.
    •  
    • Elle creuse la dune et ravage la ligne
    • De ces îlots masqués par de riches couleurs,
    • Dont l'usure des ans révèle les douleurs
    • De ces matins frileux où l'été se résigne .
    •  
    • Et se meurt l'oasis sans les flots de la houle ;
    • Et sèche le ruisseau tapi derrière un cil,
    • Quand l'ultime chagrin le condamne à l'exil
    • Bannissant à jamais cette larme qui roule.
    •  
    • Quel sera l'avenir de ces courants agiles,
    • Étouffés par des creux et des monts aiguisés,
    • Tout au fond d'une gorge où les chants épuisés
    • Sont les échos du vent sur des parois fragiles ?
    •  
    • Alors il neigera sur la cime de l'arbre,
    • Et dans leur tronc creusé s'ouvrira le tunnel
    • Menant notre existence à ce monde éternel
    • Endormi pour l'hiver dans un tombeau de marbre.
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    •  IMPARFAITLIBRE
    •  28 décembre 2015
    • Copyright HT0R27

  • Poème écrit le 3 janvier 2011

     

     

    Le Cirque De La Vie

     https://pixabay.com/fr/cirque-chapiteau-de-cirque-bleu-897136/

     

     

    Au détour d’un chemin un jour j’ai contemplé,
    Sous de clinquants atours, un univers peuplé
    D’illustres troubadours, jongleurs, équilibristes
    Et mes yeux ont coulé pour ce monde d’artistes.

    Sur un fil d’acier, funambule d’un soir,
    Au-dessus du néant, il glisse dans le noir,
    Sous un grand projecteur la lueur l’exécute,
    Attendant un faux pas pour éclairer sa chute.

    Du manège confus d’un ballet aérien,
    Gigantesque tournis dont il est le gardien,
    Perdant la notion d’un vide qui captive,
    Au bord de la raison sa chute est punitive.

    Il est magicien, joueur d’illusions,
    Véritable enchanteur pour des évasions,
    Il charme nos esprits, farde nos espérances,
    Sous la belle clameur de douces ambiances.

    Le rire du bouffon cache une vérité,
    Enveloppé d’humour et de crédulité,
    Il balance les mots comme on jette la pierre,
    A nous d’en éviter la ricoche première.

    Mais sous ce chapiteau je tire des leçons,
    Quand tombe le rideau, de diverses façons,
    On peut voir la beauté rejaillir d'un obstacle,
    Ou bien les châtiments déguiser un spectacle.

     

    (Droits d’auteur réservés)

     

    IMPARFAITLIBRE
    (03 Janvier 2011)

     

    Copyright HT0R27


  •  

    Le Temps (Sonnet)

     (photo perso)

     

    • Une horloge, accrochée au mur de la maison,
      Égraine doucement sa minute fugace,
    • Quand le cri belliqueux du coucou la menace
      De changer en tic-tac le cours de la saison.
    •  
    • Tourbillon infernal cherchant une raison,
    • D'effacer pour toujours l’esquisse de la trace,
    • Où le moment passé conduit dans une impasse :
    • Inlassable chemin de sa terminaison.
    •  
    • Avec lui tout s'en va sous les traits d'une montre,
    • Quand l'aiguille de nuit vagabonde et rencontre
    • A la pointe du jour l'étoile des regrets.
    •  
    • La course sans remord de sa fugue déclenche
    • Des ombres dont le noir emporte les secrets ;
      Du présent au futur, le temps n'est qu'avalanche.
    •  
    •  
    • (Droits d’auteur réservés)

      IMPARFAITLIBRE
      17 Janvier 2015
    • Copyright HT0R27

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     20)L'Empreinte du Néant

    https://pixabay.com/fr/prairie-verte-prairie-pré-de-fleurs-2401911

     

     

    • De ces tendres fusains de saule et de platane,
    • Il dessine le rêve au gré de son esprit,
    • Sur un coin de papier il invente, il écrit
    • Les notes en couleurs d'un temps que rien ne fane,
    •  
    • Ce funambule peint l'abstrait de ses errances,
    • Quand la douce musique émerge lentement
    • D'un abîme profond, d’un silence dormant,
      Sur un accord mineur aux rythmes des nuances.
    •  
    • Et le bout de ses doigts, tout en délicatesse,
    • Crayonne au charbon noir, sur un blanc chevalet,
    • La fougue et le frisson d'un voyage incomplet
    • Hypnotisant le monde emporté par l'ivresse.
    •  
    • Puis l’œuvre se révèle au vent qui tourbillonne,
    • Soulevant dans les airs le parfum, la senteur,
    • D'une gamme de points sur un cercle enchanteur
    • Que signe du néant la main qui s'abandonne.
    •  
    •  
    • IMPARFAITLIBRE
    • (droits d'auteur réservés)
    • 18 Septembre 2015
    •  
    • Petit clin d’œil à mes amies peintres
    • Aimée, Miss Lady et Plume
    •  
    •  
    • Copyright HT0R27

  •  

    Cimetière de Bateaux

    https://pixabay.com/fr/plongeur-mer-plong%C3%A9e-sous-l-eau-2360422/ 

     

    • C'est dans le calme obscur du roulis de ce chant
    • Qu'il murmure parfois sous un voile de brume,
    • Mais quand il est brutal, triste océan d'écume,
    • Alors ses cris d'horreur déchirent le couchant.
    •  
    • Ses remous incertains s'amusent des récifs,
    • Poussant les pauvres fous vers ses eaux meurtrières,
    • Et dans ses tourbillons résonnent leurs prières,
    • Spirales de terreur sous des flots agressifs.
    •  
    • Les vagues de furie ont tué les marins,
    • Ballottant leurs espoirs comme des coquillages,
    • Dans un bal infernal aux rythmiques sauvages
    • D'une danse macabre où pleurent des refrains.
    •  
    • Dans un dernier effort, la lune lui sourit,
    • essayant d'émouvoir sa colère fantasque,
    • elle éclaire les creux, que la tourmente masque,
    • afin de déjouer l'avenir assombri.
    •  
    • Au-delà du miroir reflétant la douceur,
    • D'un immense océan qu'une voûte sublime,
    • Reposent des bateaux tombés dans un abîme :
    • Cimetière oublié sur un lit de noirceur.
    •  
    • (Droits d'auteurs réservés)
    •  
    • IMPARFAITLIBRE
    •  16 décembre 2015
    • Copyright HT0R27

  • (photo personnelle prise sur les bords de Loire à Saint-Martin-de-la-Place 49)

     

    • Quand il explose en haut de la montagne,
    • Tout son éclat pétille dans les cieux
    • Et se répand sur la verte campagne,
    • En flammes d'or pareil à de grands feux.
    •  
    • Presque aussitôt des rayons merveilleux,
    • Teintent le noir du rouge qu'accompagne
    • L'aube levant des matins radieux,
    • Quand il explose en haut de la montagne.
    •  
    • Et doucement la puissance le gagne,
    • Il grimpe encor plus vif, plus chaleureux !
    • Tel le flambeau sur un mât de cocagne,
    • Tout son éclat pétille dans les cieux.
    •  
    • L'aurore infiltre un marais nuageux,
    • Faisant monter la brume de la fagne,
    • Puis la transforme en brouillard vaporeux,
    • Et se répand sur la verte campagne.
    •  
    • Le jour survient, comme échappé d'un bagne,
    • Se libérant des barreaux lumineux ;
    • L'astre sourit caché derrière un pagne
    • En flammes d'or pareil à de grands feux.
    •  
    • Arrive enfin le moment doucereux
    • Où le zénith choisira pour compagne,*
    • Sur l'horizon d'un soleil fabuleux,
    • L'Ambre doré des bulles de champagne
    • Quand il explose...
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    • IMPARFAITLIBRE
    • ( 14 février 2015 )
    •  * Désolée pour la même racine que le verbe accompagner   
    • Copyright HT0R27

  •  25)Ainsi Passe Les Heures

    Ainsi Passe Les Heures

    Photo perso

     

    Quand l’aurore se lève aux confins de la nuit
    Et dessine un soleil au fond d’une pupille,
    Elle surprend alors cette paix qui séduit
    L’échange d’un regard qu’un doux cerne maquille.

    Les heures et le temps effacent le sommeil
    Pour que le crépuscule et l’aube se confondent,
    Sur des teintes de noir et de rouge vermeil,
    En toute liberté, nos humeurs vagabondent.

    Et tes mots et mes mots inventent l’infini,
    Ils sont notre Univers que recouvrent les voiles
    De cette galaxie où l’accord réunit
    Des atomes pareils aux plus belles étoiles.

    Tes rires et les miens sont l’écho de nos cœurs,
    Ils résonnent alors et deviennent complices
    Sur la voûte du ciel de nos plaisirs moqueurs,
    Ils partent en éclats tels ces feux d’artifices.

    Ainsi passent les jours, ainsi courent les soirs,
    Accrochés au cadran d’une montre irréelle,
    Où les aiguilles sont les flammes des bougeoirs
    Qui reflètent sans bruit l’amitié qu’on décèle.

    Et puis comme les bras des fleuves éternels,
    Séparés par l’îlot d’une existence à feindre,
    Chacun conservera ces courants fraternels
    En attendant que l’eau puisse enfin se rejoindre.

    (Droits d’auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE
    (04 Septembre 2012)

    A mon ami Loïc

    Copyright HT0R27


  •  

     

    Je Reprends Ma Route. (Sonnet)

    photo perso 24)Je Reprends Ma Route. (Sonnet)

    Si je savais pourquoi ma vie est ainsi faite !
    Je m'assois un moment, mais déjà mon regard
    Fixe un autre horizon, au-delà du rempart
    Vers un nouveau chemin, une route indiscrète.

    Si je savais pourquoi jamais je ne m'arrête!
    Je connais les échos de ce futur départ
    Qui résonnent encor dans un épais brouillard,
    Ils sont mon idéal le seul que je souhaite.

    Que faut-il pour me plaire et pour me retenir
    Alors que je confonds les temps de l’avenir ?
    Je me demande si ma place est en ce monde.

    Et puis, finalement, le coupable c’est lui,
    Il devient cet appel, cette raison qui gronde
    Dans ma tête et mon cœur, il n’est que mon ennui.


     

    (Droits d’auteur réservés)
    IMPARFAITLIBRE
    (16 Octobre 2011) 

    Copyright HT0R27


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     15)Jeu d'Ombre et de Lumière 

                                                     (photo perso)

     

     

    Depuis que le soleil embrase les matins

    Et que la pleine lune hypnotise la terre,

    Il suffit d'une étoile éclairant les chemins

    Pour qu'inlassablement le miracle s'opère.

     

    Elle s'invite encor, juste pour un instant,

    Offrant à l'Univers un peu de sa chimère ;

    Elle effleure le sol, jamais on ne l'entend,

    Comme une ballerine élégante et légère.

     

    Elle aime la chaleur mais respire ce froid

    Qui s'enfuit doucement devant l'heure éphémère,

    Et quand sonne midi personne ne la voit,

    Elle épouse le jour, fidèle partenaire.

     

    Obscurs sont les dessins et pourtant si joyeux

    Quand ils charment parfois ce noir qu'elle vénère,

    Mais il arrive aussi qu'elle brouille les yeux

    Lorsqu'elle erre le soir au fond d'un cimetière.

     

    Et qui peut la sortir de cet anonymat,

    De cet amour maudit dont elle est prisonnière ?

    Le reflet de quelqu'un n'ayant d'autre schéma

    Que d'être simplement une ombre sans lumière.

     

    (Droits d'auteur réservés)

     

    IMPARFAITLIBRE

     (11 avril 2015) 

    Copyright HT0R27


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    Passage Sur Une Autre Rive

     https://pixabay.com/fr/fantaisie-paysage-ballon-2701633/

     

    Comme l’arbre rejoint, par le bout d’une tige,
    Son autre parallèle afin de le toucher,
    Et former avec lui cette arche de prestige,
    Je te tiendrai la main pour ne plus te lâcher.

    Et tu traverseras l’espace sidéral,
    Dans lequel en un saut s’envole la pensée
    Au-delà des sommets où flotte l’idéal,
    Guérissant ton esprit et ton âme offensée.

    Sur ce pont suspendu par la chaîne invisible,
    Du bien-être profond reflétant mon regard,
    Tu prendras un chemin, une route paisible
    Et tu t’éloigneras d’un morne cauchemar.

    Enfin, tu comprendras tout le sens du savoir,
    Celui qui nous permet de vivre cette osmose
    Que nous espérons tant et que nous voulons voir
    Transformer un futur en bonheur qu’on explose.

    Dans cet état de grâce où s’élève la vie,
    Tu fermeras les yeux sur toute la noirceur
    Qui brûle et qui dévore encore ton envie
    D’atteindre cette paix qui réchauffe le cœur.

    Et quand tu seras prêt à poser les deux pieds,
    Serein, tu trouveras le fabuleux passage ;
    Tu quitteras sans peur les funèbres sentiers,
    Pour la nouvelle rive où t’attend ce message.

    (Droits d’auteur réservés)

     

    IMPARFAITLIBRE
    14 avril 2012

    Copyright HT0R27


  •  

    (Photo perso)

     

    • Jadis elle naquit du sage effleurement,
    • D'un corps inanimé de nymphe ou de déesse,
    • Rougissant aux regards langoureux d'une altesse,
    • Alors qu'il effeuillait ses atouts tendrement.
    •  
    • La caresse du jour desserrait librement,
    • Le satin couleur sang de sa robe d'hôtesse,
    • Laissant s'évaporer avec délicatesse
    • De son cœur un subtil parfum d'égarement.
    •  
    • En reine des jardins, dont la grâce s'étale,
    • Sous le souffle du vent s'envole ton pétale,
    • Puis recouvre le sol en flocon vaporeux.
    •  
    • Depuis l 'Antiquité ton langage est le même,
    • Il parle d'éternel à tous les amoureux ;
    • Un bouquet de bonheur, rose rouge qu'on aime.
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    •  
    • IMPARFAITLIBRE
    •  
    • Octobre 2015 
    • Copyright HT0R27

  • Quand Je Parle De Toi.

     20)Quand Je Parle De Toi.(Photo perso)

     

    • J’écoute les rayons quand ils croisent le jour
      Et l’étoile accrochée à la voûte éternelle ;
      J’écoute le printemps annoncer son retour
      En saluant l’hiver par une ritournelle ;

      J’entends cette chaleur qui réchauffe le corps
      Et les mots apaisés d’un sang qui réconforte ;
      J’entends aussi ce froid qui glace le dehors
      Avant d’aller mourir sur le seuil d’une porte ;

      Je perçois l’étincelle à travers un regard
      Tout l’aveu d’une joie et le son d’un sourire ;
      Je perçois sous le cil perdu dans le brouillard
      Cette larme qui vient, s’étale, et puis chavire ;

      Je saisis le silence en ce pas retenu
      D’une ombre sur le sol qui doucement avance ;
      Je saisis chaque bruit d’un soleil revenu
      Puisqu’il est fait de tout, de rien, d’une espérance…

      Par cette émotion révélant l’indiscret,
      Crois-tu qu’ils comprendront ce que je n’ose dire ?
      Car c’est en me taisant que je livre en secret
      Tous ces côtés de toi qui font que je t’admire.

      (Droits d’auteur réservés)
      IMPARFAITLIBRE 
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  • Restons de Grands Enfants

               https://pixabay.com/fr/pochette-de-cd-fantaisie-les-mains-3002651/

     

     

    • Quand mon esprit gribouille au rythme de mes mains,
      Il s'égare et se perd dans un cahier d'images
      De pays irréels en fabuleux chemins,
      Au gré d’une pensée animant mes voyages.

      Une licorne bleue effleure le soleil
      Et Disparaît soudain derrière les nuages,
      Comme un fougueux cheval, sortant de son sommeil,
      Piétine l’océan et ses tendres rivages.

      Puis l'agréable fée aux airs malicieux,
      Illumine le ciel avec une baguette,
      Et cette nuit d’été fait briller dans mes yeux
      Une étoile dorée, aquarelle en paillette.

      D'une poudreuse blanche elle enrobe en douceur,
      D’un fragile manteau notre terre insipide ;
      Un mirage de vie en éclats de bonheur,
      Soigne alors les chagrins d’un triste cœur aride.

      Quand mon esprit gribouille au rythme de mes mains,
      Il s'égare et se perd dans un rêve magique ;
      Restons de grands enfants et d'innocents gamins,
      Pour voir de la beauté dans ce monde tragique.


      (Droits d’auteur réservés)

      IMPARFAITLIBRE 
    • Copyright HT0R27

  •  

     10)Comme une bouteille à la mer (pour Noisette suite et fin)

     

    (https://pixabay.com/fr/mer-l-eau-message-dans-une-bouteille-749619/)

     

     

    • Dans sa bulle invisible elle crève la brume,
      Bercée au cœur des flots sur un trait d'horizon,
      Elle suit les remous d’un océan d’écume,
    • Attirant vers le bas son corps et sa raison.
    •  
    • Elle est ce point perdu sans nom et sans adresse,
    • Cette croix dessinée au crayon transparent
    • Que délave le temps qui se désintéresse,
    • De ce coin anonyme où rien n'est différent.
    •  
    • C'est un dernier recours, un ultime message
    • Glissé dans le bocal d'un leurre censuré ;
    • Un cri vers l'abandon de l'être qui voyage
    • En songes a suspendre au cristal fissuré.
    •  
    • Si ces mots clandestins dans un flacon de verre,
    • Etaient les naufragés d'un aveugle regard
    • Poussés par les courants vers leur nouvelle terre,
    • Afin tout simplement d'émerger du brouillard !
    •  
    • Mais l'écho de l'appel devient sa résonance
    • Dans le berceau final de ce monde affaibli,
    • Il explose les murs libérant le silence
    • Derrière le rempart qui nous mène à l'oubli.
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    •  
    • IMPARFAITLIBRE
    •  (27 Novembre 2015)
    • Copyright HT0R27

  •  

    Légèretés Envolées

                                                       (Photo perso)

     

     

    • D’un coussin de repos crevé sur l’embrasure, 
    • Des plumes de duvet s’évadent en refrain ; 
      Sous un souffle frileux s’envolent en mesure
      De vaporeux flocons dans un ciel souverain.

      Des cristaux ciselés en de fines étoiles,
      Posent l’humidité d’une tendre douceur,
      Sur un astre glacé de rubans et de voiles,
      Nuages s’échappant des patins d’un danseur.

      De ces jardins d’éden dessinés sur des voûtes,
      On brosse les tapis on souffle les parquets,
      Pétales de blancheur perlent comme des gouttes,
      Et couvrent notre azur des restes de bouquets.

      Des plumes de duvet tombant de la fenêtre,
      Des cristaux ciselés, fresques d’un messager,
      Pétales de blancheur sur un arbre, ou peut-être
      Les neiges simplement d’un hiver passager.


    • (Droits d’auteur réservés)

      IMPARFAITLIBRE
      (24 Décembre 2010) 
    • Copyright HT0R27

  • Eclat D'une Rosée

     (https://pixabay.com/fr/la-ros%C3%A9e-du-matin-r%C3%A9fl%C3%A9chir-tabitha-2977878/)

     

     

    • Elle naît par hasard comme un effleurement
      D’une amère fraîcheur déposant sa détresse
      Sur la douceur d’un corps d’où coule la tristesse ;
      Belle larme de vie, aveu d’égarement.

      Quand l’aurore bleutée abuse allègrement
      Des lueurs du printemps sur sa robe d’altesse,
      Elle embellit les fleurs en verres de noblesse
      Sous les premiers rayons d’un doux éclairement.

      En précieux trésor pailleté qui s’étale
      Comme une goutte d’eau suspendue au pétale,
      Tu fais briller nos yeux, pendentif lumineux ;

      La nature est l’écrin de ta grâce exposée,
      Que j’aime découvrir au soleil matineux,
      Envoûtant mon regard, éclat d'une rosée.


    • (Droits d’auteur Réservés)
      IMPARFAITLIBRE
      (24 Novembre 2010) 
    • Copyright HT0R27

  • Le Théâtre de la Vie (contemplation)

     (photo tonton René)

     

    • Souvent je viens m'asseoir sur ce pont d'autrefois,
    • Au coucher du soleil lorsque le ciel s'efface,
    • Espérant distinguer un mouvement fugace,
    • Tout en bas dans la plaine en lisière du bois.
    •  
    • Ici, souffle le vent entre les branches nues,
    • Il emporte les cris, les dernières douleurs
    • Que sanglotent l'hiver sous des airs enjôleurs,
    • Balayant la saison de brises inconnues.
    •  
    • De coteaux en vallons se promènent mes yeux.
    • Ils découvrent soudain, sillonnant la colline,
    • Le velours d'un ruisseau qu'une aigrette chagrine
    • En fouillant de son bec le limon rocailleux.
    •  
    • Là, devant ce ballet tout mon être frissonne,
    • Plongé dans un milieu naturel et vivant,
    • Le soir devient alors le théâtre émouvant
    • D'un spectacle irréel où rien n'est monotone.
    •  
    • Maintenant, j'ai compris que ce lieu déserté
    • A fait de cet exil au fond de la campagne,
    • Ce bonheur parsemé d'un parfum qui me gagne
    • Un peu plus chaque jour, ivre de liberté.
    •  
    • Alors je n'attends rien de plus sur cette terre,
    • Que que venir m'asseoir sur ce pont d'autrefois,
    • Pour regarder danser en lisière du bois,
    • Tout en bas dans la plaine, une ombre passagère.
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    •  
    • IMPARFAITLIBRE
    •             ( 01 Mars 2015)              
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      6)Méditation

     https://pixabay.com/fr/fantasy-temp%C3%AAte-surr%C3%A9aliste-porte-2880028/

     

    • Jamais ce ne seront les ombres lumineuses,
      Celles qui font semblant de vivre et d’espérer,
      Avançant dans le noir sur des routes brumeuses
      Qui me diront un jour ce qui doit m’inspirer,

      Et je ne parle pas de ces perles fugaces,
      Qui ruissellent alors comme des gouttes d’eau,
      Désirant à tout prix troubler les milles faces
      De ce rayonnement traversant le carreau.

      Je ne crois pas non plus que d’une fausse note,
      Résonne doucement l’accord mélodieux,
      Révélant un bonheur à l’esprit qui chuchote
      Des refrains oubliés, des mots insoucieux.

      Mais je ne claque pas ma porte sur ce Monde,
      Je laisse au vent léger la force de venir
      Me souffler à l’oreille une ode vagabonde,
      Romance d’un ailleurs dessinant l’avenir,

      Et dans le courant d’air balayant mon absence,
      J’ai senti la chaleur dans le son de ta voix,
      Etait-elle la flamme à laquelle je pense
      Quand je ferme les yeux sur tout ce que je vois.

      (Droits d'auteur réservés)


    •  IMPARFAITLIBRE
      (03/07/2012)
    • Copyright HT0R27

  • Merci à tous de la part de RIKO

    LE BONHEUR C'EST CA!!!!!


  • Les Caprices d'un Chat .... Petit RIKO

     (Mon RIKO)

     

     

    • De ce manteau neigeux, percé de tâches noires,
    • S'animent des brins d'or comme des filaments,
    • Sur des billes de verre aux couleurs illusoires
    • D'où fusent les éclats soyeux des diamants.
    •  
    • Sous un air vagabond, craintif et solitaire,
    • On devine parfois, en son œil cristallin,
    • La puissance et l'instinct qui font le caractère
    • Sauvage et méfiant du dangereux félin.
    •  
    • Il aime s'allonger, imitant la posture
    • De ces sphinx étendus, souverains, orgueilleux,
    • Hypnotisant ainsi l'oiseau qui s'aventure
    • Sur les bosquets en fleurs du jardin broussailleux.
    •  
    • A le voir comme ça, les oreilles dressées,
    • Perdu sous le soleil qui lui brûle les yeux,
    • On s'imagine alors que toutes ses pensées
    • Se tournent vers l'Égypte où les chats sont des Dieux.
    •  
    • Puis, délaissant le mur sur lequel il paresse,
    • Il vient se pavaner sur un coin du bureau,
    • Au milieu des crayons, des annonces de presse,
    • Des journaux quotidiens, Gazette et Figaro.
    •  
    • Sous la tendre caresse enfin il s'abandonne
    • Et son ronronnement envahit la maison ;
    • Alors on y perçoit cette paix que fredonne
    • Un paisible sommeil perdu sur l'horizon.
    •  
    • (Droits d’auteur réservés) 
    • IMPARFAITLIBRE
    •  (01 Février 2015)
    • Copyright HT0R27

  •  

    L' Oasis de l' Esprit

     https://pixabay.com/fr/manipulation-art-num%C3%A9rique-2735724/

     

    • L’homme pour se soustraire au mal qui le tenaille,
      Invente un Univers qu’il garde en souvenir ;
      Un horizon lointain sans ombre ni grisaille
      Eclairant sa pensée où meurt son avenir.

      Dans cet enchantement il cultive le monde
      Reflétant la couleur d’un esprit libéré ;
      Il jardine les prés qu’une rivière inonde
      Et sème son espoir en un futur ambré.

      La tête entre ses mains, inébranlable, il pense ;
      « Malgré ce parc fleuri poétisant mes yeux,
      Il me faut un grand pic, un sommet d’espérance,
      Pour toucher le soleil aux éclats radieux ».

      Un parfum savoureux agrémente la brise,
      Terminant sa chimère au décor cristallin,
      Il manque encor l’oiseau dont le chant hypnotise
      Celui qui par raison refuse son déclin.

      Enfin il a tracé la route du voyage
      Il sait qu’il peut partir tout en restant ici ;
      Son corps est devenu l’infini paysage
      Où logera son cœur au chagrin adouci.


    • (Droits d’auteur réservés)
      IMPARFAITLIBRE
      (24 Mars 2011) 
    • Copyright HT0R27

  • Pour ces 3 jours de Deuil : Le Monde du Silence

     https://pixabay.com/fr/ont-augment%C3%A9-de-bourgeon-2976674/

     

     

    • Comme un souffle léger bâillonne le néant
    • Et l'entraîne avec lui dans les creux de l'errance,
    • Comme un air tropical qui lentement avance
    • Et traverse les eaux d'un lointain océan ;
    •  
    • Il est cette douceur, cet étrange frisson,
    • Cette absence d'écho prisonnier d'une bulle,
    • Qui se heurte aux parois d'un tendre crépuscule
    • Avant de résonner en paisible soupçon.
    •  
    • Dans le noir de l'oubli tous les grains poussiéreux,
    • Explosent dans un choc d'ambiance éphémère,
    • Et recouvrent le sol des promesses à taire
    • D'une averse feutrée aux sanglots vaporeux.
    •  
    • Chaque goutte de rien est un aveu muet,
    • Où l'éclat d'un débris de liberté s'enfonce,
    • Dans le vaste tunnel offrant une réponse
    • A ce désert impur au sable dilué.
    •  
    • Et la pierre tombale écoute la clameur
    • Dans la toile percée où gît l'indifférence
    • Elle écrase les sons pour faire du silence
    • Le langage d'un Dieu qu'on profane et qui meurt.
    •  
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    • IMPARFAITLIBRE
    •  27 Mars 2015
    •  
    • Copyright HT0R27

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      Amitié : A Toi (Thierry, Aristio)

      https://pixabay.com/fr/livre-lecture-histoire-d-amour-419589/

     

    • Quand l’avenir n’est plus qu’une ombre misérable
      Etouffant les rayons d’un soleil qui s’enfuit,
      Alors souffre le jour comme pleure la nuit,
      Et succombe le cœur que le chagrin accable.

      Perdu dans ce chaos, tu fouilles la mémoire
      D’un ciel libérateur où brillait ta raison !
      Puis la spirale entraîne au fond de sa prison
      Le présent, le futur, auxquels tu ne veux croire.

      Tu me dis " douce amie, à quoi sert l’existence,
      Si je ne peux écrire, un mot, un vers, un point !
      Hélas, les jeux sont faits, l’abandon a rejoint,
      Le plaisir d’un esprit que rien ne récompense ".

      Sans eau, notre nature offre un cadre morose,
      Où poussent le néant, la peine et la douleur,
      La poésie est l’eau nécessaire à la fleur,
      Enivrant ta pensée aux parfums d’une Rose.

      Aujourd’hui tu décris en noir ta longue errance,
      Le blanc viendra demain jouer un concerto,
      Alors comme l’artiste effleure un piano,
      Tu feras d’un doux son renaître l’espérance…


    • (Droits d’auteur réservés)
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    • 24 Juillet 2011
    •  
    • Copyright HT0R27

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     Le Chemin de la Vie à la Mort (Part: 7) Redevenir Poussière

    https://pixabay.com/fr/lit-la-poussi%C3%A8re-soleil-matin-3013209/

     

    • Puisque chaque nuage est un étang de larmes,
    • Et que le crépuscule est un matin qui meurt ;
    • Puisque chaque jardin a son coin de chaleur
    • Où la graine fleurie abandonne ses charmes ;
    •  
    • Puisque chaque bouffée est cet air qu'on respire
    • Et que le vent d'hier nous pousse vers demain ;
    • Puisque le feu qui brûle éclaire le chemin
    • Où s'égare le cœur perdu dans un empire ;
    •  
    • Puisque le sang qui coule a la même nuance
    • Et que la sève monte à l'arbre des forêts ;
    • Puisque seuls les humains trouvent des intérêts
    • Où la guerre ravage et tue en permanence ;
    •  
    • Alors que nous importe une mer, une terre,
    • Que nous importe un souffle, un éclat de silex,
    • Si notre esprit voyage en dehors du cortex
    • Et laisse notre corps redevenir poussière.
    •  
    • (Droits d'auteur réservés)
    • IMPARFAITLIBRE
    •  01 Novembre 2015
    • Copyright HT0R27




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