•  Un Orage D'été

    (photo tonton René)

    https://www.flickr.com/photos/152672103@N05/36137641126/in/photostream/

     

    Quand les jours de l'été viennent bercer l'aurore,

    Sous les rayons trop chauds d'un soleil envoûtant,

    Alors c'est sous les coups de fer d'un combattant,

    Qu'éclatent des lueurs qu'un orage colore.

     

    Et la pluie assassine une terre battue

    En frappant brusquement les sillons craquelés,

    Elle fait s'envoler des sols acidulés,

    Le parfum vaporeux de sa chair dévêtue.

     

    Et le monde se tait. Il reste le tonnerre

    Qui gronde et puis se meut dans un ciel nuageux,

    Et qui soudain gémit son refrain orageux,

    Avant de s'étouffer comme un feu qu'on enterre.

     

    Enfin l'heure respire et le temps recommence

    A mêler ses couleurs au cadran du futur,

    Espérant dessiner sur l'horizon azur

    Les ailes d'un oiseau caressant le silence.

     

    Tandis que la nature assèche ses dentelles

    Et que renaît alors le plaisir estival,

    Sous le tempo léger de ce vent matinal,

    J'admire le ballet divin des hirondelles. 

     

     Challenge sur Psyché d'Ames proposé par Jolana

    « Le soleil a daigné enfin briller et m'a donnée envie de  

    ces beaux jours plein de couleurs, les beaux jours de l'été. »

     

    Copyright HT0R27


  • L'Eveil Des Sens (Acrostiche du Printemps)

    (photo perso) 

     

    Puis vient le crépuscule éclaboussant le caP

    Rougi par des éclats de lumière du soiR.

    IL porte avec le vent des gouttelettes quI

    Ne seront qu'une brume inondant l'horizoN

     

    Tout habillé de noir. MiraculeusemenT,

     

    Entre les hauts cyprès, le matin se réveillE,

    Mais le givre est présent retenant le parfuM

    Pourtant évaporé des jeunes fleurs d'un chamP,

     Sur le calendrier du temps et des saisonS.

    Copyright HT0R27


  • Mortelles Illusions

     (photo tonton René)

    https://www.flickr.com/photos/152672103@N05/36137657026/

     

    La terre verdoyante attire et pourtant blesse
    En offrant les plaisirs d’un Paradis naissant !
    Son éclat enchanteur fait rêver l’innocent
    Dont l’esprit ne voit pas l’Enfer sous la richesse.

    A peine l’œil ouvert sur la plaine brumeuse,
    Autour c'est la famine alors va-t-il périr ?
     Il sait qu'il doit chercher l'attrait pour ce nourrir,
     L'essentiel pour taire un manque qui le creuse.

    Et si les diamants faisaient perdre la tête,
    Les odeurs, les parfums, inventaient un tombeau
    Où règne la misère, où brûle le flambeau,
    Éclairant une mort dont le souffre le guette.

    Alors il est trop tard pour l’ultime pensée ;
    Le soleil se confond à l’astre ténébreux
    Dessinant un reflet, un leurre douloureux,
    Sur le néant, le rien, d’une voûte insensée.

    Stupéfait, il est las ; ne sachant plus que croire…
    Il surveille le ciel, observe l’horizon !
    Comment suivre un chemin sans perdre la raison ?
    Alors qu’il voit mourir un futur illusoire. 

    Copyright HT0R27


  • 55) Voyage

     (photo perso port de Sète)

     

     

    Regarde l’océan il emporte tes larmes,

    Les mêlant à ses flots il dépose les armes,

    Aux pieds d’un horizon où tes songes nouveaux

    Tracent sur l’équateur le chenal des bateaux.

     

    Tu quittes le vieux port pour une île lointaine,

    Un rocher de corail sur lequel se déchaîne

    Ce torrent d'eau salé qui lave tes soupirs

    Au milieu de ce lac où sont tes souvenirs.

     

    Le souffle rond du vent gonfle l'unique voile

    Et te pousse soudain vers la dernière étoile ;

    Il réveille les sens de ton enchantement

    Et le son de ta voix dans un chuchotement.

     

    Depuis longtemps déjà tu rêves d'un voyage,

    Où le sable brûlant d’une crique sauvage

    Formerait sur ta peau des éclats précieux

    Avant de retomber en soleil radieux.

     

    Du fond de tes désirs plus rien n'a d'importance,

    Si ce n'est ce départ qui dans tes yeux commence

    A t'éloigner de ceux qui voudrait une fois

    Partager l'Univers où voguent tes émois.

     

     Sur une proposition de challenge de LLA pour le blog psyché-d-âmes

    challenge 282

    "Vers d'autres contrées"

    Copyright HT0R27


  •  

    Le Retour

     (https://pixabay.com/fr/grue-du-canada-824650/)

     

    Comme pousse l’instinct d’un délire sauvage,
    Ils franchiront les caps, les mers, les océans ;
    N’écoutant que leur cœur ils défieront les vents
    Pour venir se poser après un long voyage.

    Celui qui ne peut pas suivre la colonie,
    Trop faible ou bien trop lent pour voler aussi loin,
    Sera mis à l’écart, oublié dans un coin,
    Comme un handicapé dérange une harmonie.

    Et d’autres nageront au-delà des frontières,
    Pour attaquer les flots d’un torrent infernal,
    Mais leur acharnement à trouver le canal
    Les mènera toujours dans des eaux familières.

    A vouloir tout donner pour gagner une place,
    Les plus jeunes seront les premiers à mourir,
    Et c’est du ventre ouvert que leur chair va pourrir
    Parmi les détritus ignorant leur audace.

    Puisqu’ils sont des Seigneurs, des Princes éphémères,
    Les poissons reviendront vers l’îlot déserté
    Pour y voir des oiseaux -ivres de liberté-
    Qui caressent les lacs, les fjords et les rivières.

    Copyright HT0R27


  • Un Mur de Pierres

     (photo perso)

     

     Parfois on la retrouve au détour d'un jardin,

    Ou bien petits cailloux dans le fond d'une poche !

    Elle est ce plat galet qui sur l'étang ricoche,

    Puis cette arme jetée avec haine et dédain.

     

    Eté soixante-et-un, l'histoire nous raconte

    Ce qu'elle est devenue une nuit de terreur,

    Sous les ordres d'un fou, citadelle d'horreur,

    Séparant des voisins par son mur de la honte.

     

    Ailleurs c'est à genoux que ce peuple martyr,

    Devant un édifice au milieu d'une place,

    Viendra se lamenter même si rien n'efface

    la torture d'un corps voulant se repentir.

     

    Partout on la bénit derrière une clôture

    Au fond du cimetière où d'immenses remparts

    Fermeront pour toujours, à l'abri des regards,

    La stèle du défunt que l'oubli défigure.

     

    Erigée en prison quand la pierre à son tour,

    Sous les mains du tagueur, trace ses différences,

    Couvrant de graffitis des murs d'intolérances

    Pour que la liberté soit l'adage d'un jour.

     



     

    Copyright HT0R27


  •  

    L'Air du Temps

    (https://pixabay.com/fr/violon-musique-instrument-classique-2946996/) 

     

    De cet air qu’on respire, inodore, incolore,
    On gonfle nos poumons à les faire exploser ;
    De ce vent qui s’en va, ce vent qui nous ignore,
    On préfère un frisson au rêve a composer.

    De cet air qu’on entend, merveilleux, somptueux,
    On garde à la mémoire une note envoûtante ;
    D’un son qui nous revient, un son majestueux,
    On fredonne l’accord qu’un violon nous chante.

    De cet air qu’on voudrait sincère ou bien sévère,
    On habille nos cœurs jusqu’à les déguiser ;
    De ce regard perdu, ce regard qui libère,
    On se souvient du beau que rien ne peut briser.

    De tous les airs du temps, inconnus, survenus,
    On souffle, on pleure, on est, selon notre existence ;
    De ces troubles enfuis, ces troubles contenus,
    On trace le chemin sur lequel on avance.

    IMPARFAITLIBRE
    (13/06/2011) 

    Copyright HT0R27


  • Le Premier Printemps (Sonnet)

     

    (photo perso)

     

    Sur le calendrier les mois sombres gémissent ;
    Février traîne encor* dans l’encre du crayon,
    Mais la porte de mars disperse son rayon
    Réveillant les espoirs des flammes qui languissent.

    Et le givre se meurt et les nuits raccourcissent ;
    C’est la chaîne du temps, c’est le dernier maillon !
    Entends la douce voix hurler sous un bâillon
    Ses aveux de désirs quand les froids s’affaiblissent.

    Entre les corps transis s’élèvent des clameurs !
    Leurs cris de volupté et leurs plaisirs charmeurs
    Présagent un printemps de caresses complices.

    Enfin par la douceur il soignera le mal,
    Atténuera les coups, les bleus, les cicatrices !
    Les empreintes des crocs d’un hiver animal.

     

    IMPARFAITLIBRE 

     

    Variante orthographique de encore utilisée en poésie.

     

    Copyright HT0R27


  •  

     

     50) Les Chemins de L'Enfance

    (Notre-Dame de la Chaume, mon école de CE2 à la 3ème à VOUILLE 86) 

    (photo perso)

     

    S'il suffisait parfois de jeter un regard,

    Au-delà d'un jadis, au-delà d'une épaule,

    Pour parcourir le temps d'un souvenir blafard,

    Ce chemin de l'enfance où le passé me frôle.

     

    Que pourrais-je inventer pour effacer ce gris ?

    Des étés à la mer et des châteaux de sable !

    Des Noël en famille où les amours meurtris

    Fredonnaient doucement leur chanson misérable !

     

    Non je n'arrive pas, et pourtant j'aimerais

    Partager avec toi ces moments de jeunesse,

    Qui tracent dans mon cœur cet hier qui jamais

    Brillera dans mes yeux en éclats de tendresse.

     

    Ma mémoire se perd derrière ce rideau,

    Quand le jour et la nuit retrouvent leur cachette

    Dans cette cour d'école, en-dessous du préau,

    Où j'ai longtemps versé ces pleurs que je regrette.

     

    La vie est ainsi faite et je ne sais pourquoi,

    C'est le néant, le rien, le vide qui résonne,

    Peut-être qu'il vaut mieux que l'écho reste coi

    Pour ne pas réveiller l'enfant qui s'abandonne.

     

    IMPARFAITLIBRE

    28 Février 2016

     

    "Ecrit dans le cadre du challenge de Nini-D

    Puisque l'enfance est une période de vie qui ne s'oublie pas

    Reste-t-il encore en vous quelque chose de l'enfant que vous étiez en ce temps là :

    Je propose donc de réfléchir sur le thème :"

     Tu te rappelles ?

    Copyright HT0R27


  • Calendrier D' images

    (montage photos perso)

     

    Malgré le désarroi que l'on change de place,

    On croit bouger le temps déroulant ses pâleurs

    Sur un calendrier d'images en couleurs

    Pour masquer son désir de fuite inefficace.

     

    Mais il reste un parfum dans le flou d'une trace,

    L'esquisse d'un soupçon qui refoule ses pleurs,

    Et garde bien au fond ses peines, ses malheurs,

    Sur le triste miroir d'un oubli qu'on ressasse.

     

    A force de vouloir, sous une carapace,

    Enfermer le plaisir des instincts cajoleurs,

    On marche les pieds nus sur d'étranges chaleurs,

    Sans percevoir hélas que notre cœur se glace.

     

    Alors on abandonne au monde son audace,

    Pour faire de sa vie un amas de douleurs

    Dans lequel on se perd, s'éloignant des valeurs

    Menant sur l'arc-en-ciel du pardon qu'on pourchasse.

     

    Le passé, le présent seraient-ils une impasse

    Où meurt notre appétit de rêves enjôleurs ?

    Afin de croire encore aux jours ensorceleurs

    Faisant du désarroi ce vide qui s'efface.

     

    IMPARFAITLIBRE

    01 Mars 2016

     

    Copyright HT0R27


  • La Naissance

     (photo arrangement LOIC)

     

    D’un petit bout de rien, d’un fragment d’étincelle
    Offerts comme un présent au souffle vaporeux,
    Du printemps, de l’été, de l’automne amoureux,
    Renaît chaque saison, une vie irréelle.

    Séchant sous le soleil, après l’eau d’un orage,
    Ces grains abandonnés éclatent doucement,
    Puis s’envolent dans l’air ou dans un corps aimant,
    Pour que naisse bientôt un nouveau paysage.

    C’est d’un germe innocent fécondé par la brume,
    Que poussent le rameau, le bourgeon et la fleur
    Et que provient le cri déchiré de douleur,
    D’une mère enfantant un fruit de l’amertume.

    Mais parmi les rejets qu’alimente la sève,
    Certains seront mort-nés, ne verront pas le jour,
    Alors ils tomberont sur la terre alentour
    En halo de débris qu’un vent léger soulève.

    Ainsi va l’imprévu, l’avenir, l’existence,
    La chance ou le malheur de vivre un lendemain,
    Comme tourne une roue, errant sur un chemin
    Parsemé de beautés aux couleurs d’espérance.

     

    (Droits d’auteur réservés)
    IMPARFAITLIBRE

    Copyright HT0R27


  • Qu'importe...

    https://pixabay.com/fr/montagne-vallee-colline-personnes-2604607/

     

    Grimpé sur la colline il implore les Dieux,

    En tenant des bijoux dans sa main entrouverte,

    Mais le son d'une voix retentit en ces lieux

    Comme un écho perdu sur la plaine déserte.

     

    Qu'importe si les jours se meurent doucement

    Et si la nuit des temps se perd dans les ténèbres ;

    Qu'importe si plus rien, dans un frémissement,

    Ne parvient à chanter les cantiques funèbres ;

     

    Puisque l'or et l'argent ont remplacé le sang

    Et font battre le cœur de celui qui saccage,

    Au nom des intérêts d'un pouvoir nourrissant,

    La terre du futur qu'il conduit au naufrage.

     

    Alors il a compris, mais il est bien trop tard,

    Qu'à vouloir dominer il finit par tout perdre,

    Et malgré la richesse il vit tel un bagnard,

    Prisonnier du système assassin qu'il engendre.

     

    Et c'est les poings serrés qu'il fixe l'horizon,

    Au bout de ce chemin caché sous la poussière,

    Espérant y revoir l'ombre de la raison

    Qui changerait sa vie en éclats de lumière.

     

     

    IMPARFAITLIBRE 

     23 Février 2016

     

    Dans le cadre du challenge sur le blog PSYCHE-D-AMES

    écrire sur ce proverbe indien

    "Ce n'est pas quand la dernière feuille sera tombée,

    que le dernier arbre sera mort

    et que le dernier poisson aura été pêché

    que nous comprendrons que l'argent ne se mange pas." 

     

    Copyright HT0R27


  • Peut-On être?

    https://pixabay.com/fr/fleur-macro-forget-goutte-l-eau-2197679/ 

     

     

    • Faut-il une raison à la fleur odorante
    • Pour offrir au soleil un coeur voluptueux?
    • Elle ignore pourtant la vie, indifférente
    • Au temps qui la bouscule, au vent tumultueux.

     

         Elle est sur cette terre une larme, un sourire, 
         Un léger brin doré qu’effleure un papillon, 
         Elle est, mais le sait-elle, un parfum qui soupire 
         Et s’envole un matin au gré d’un tourbillon. 

         Faut-il une pensée à cette eau souveraine 
          Pour refléter le ciel où planent les oiseaux ? 
         Elle ne connaît pas le futur qui s’égrène 
         Et dort paisiblement à l’ombre des roseaux. 

         Elle est une fraîcheur, un nuage qui passe, 
         Une goutte de pluie accrochée aux buissons, 
         Elle est, mais le sait-elle, un flocon plein de grâce 
         Qui tournoie et puis meurt au rythme des saisons. 

         Faut-il toujours comprendre à quoi sert l’existence 
         En regardant les yeux briller chez un enfant ? 
         Il n’imagine pas, le jour de sa naissance, 
         Combien il souffrira dans ce monde étouffant. 

         Il est l’enchantement pour l’amour d’une mère, 
          Un cadeau précieux sans ruban ni satin, 
         Il est, mais le sait-il, ce rêve qu’elle espère 
         De vivre une jeunesse à travers son destin. 

         Doit-on être un esprit pourvu d’intelligence 
         Pour oser affronter nos instincts émotifs ? 
         Peut-on, juste une fois, n’être que l’innocence 
         Et croire en la douceur des printemps fugitifs ? 

         L’enfant, la fleur et l’eau sont la nature même, 
         Bien qu’ils ne donnent pas un sens à l’avenir, 
         Ils sont l’essentiel, le bonheur que l’on sème 
         Et dont on n’attend rien qu’un simple souvenir. 

     

    IMPARFAITLIBRE
    (01 Octobre 2011)

     

    Copyright HT0R27

     

     


  •  45)La Musique Chante  (Sonnet)

    https://pixabay.com/fr/pochette-de-cd-guitare-l-eau-2984956/

     

    Quand on sent dans son cœur monter une musique,
    Au son de ses accords, en son premier entrain,
    Savourons ce plaisir qui fait vibrer la main,
    Rythme mélodieux d’un bel air féerique.

    La clarté de son chœur et de sa voix lyrique
    Mélange de ténors reprenant un refrain,
    Aux différents tempos d’un orgue souverain,
    Réveille la beauté d’un tendre écho magique.

    Que tu sois en concert ou simplement des rues
    Un ensemble parfait ou notes incongrues,
    Le public t’applaudit, en œuvre tu t’imposes.

    Pour aubades reçois mes textes de douceur,
    Que j’écris en pensant aux gammes grandioses,
    La musique est toujours les lettres d’un rêveur.

     

    IMPARFAITLIBRE 

    Septembre 2010

     

    Copyright HT0R27


  • Dimanche de Chasse

    (photo tonton René)

    https://www.flickr.com/photos/152672103@N05/36358860036/

     

    A l'heure où le soleil réchauffe la clairière,

    Et que le vent d'automne aère les buissons,

    Dans la grande herbe folle aux reflets de lumière,

    L'écho d'un grincement leur donne des frissons.

     

    Sur la butte de terre, en silence, il s'installe

    Pour scruter l'horizon, les yeux écarquillés,

    Espérant distinguer cette forme idéale,

    Arc-en-ciel en velours aux tons coloriés.

     

    Alors que son copain, dans son dos, vagabonde

    Oubliant tous les sons qui montent de ces bois,

    Entend comme des bruits, le temps d'une seconde,

    Et sursaute soudain l'air honteux et pantois.

     

    Pendant que l'ombre fuit à travers la fougère,

    Une ronce s'emmêle et le fait basculer,

    Et sous un coup de feu, comme un coup de tonnerre,

    L'un d'eux vient de tomber, l'autre de s'écrouler...

     

    C'était un beau dimanche, un dimanche de chasse,

    Mais cette fois la mort a jailli d'un canon

    Pour traverser le corps de l'ami qui grimace,

    Sous la gerbe de plombs, en pleurant ton prénom.

     

    IMPARFAITLIBRE

    18 Février 2016

     

     

    Histoire vraie, 09 Novembre 2008,  Sarthe 72

    Hommage à Mon ami Claude dit Pincher

    Copyright HT0R27


  •  51)Le Manque, Muse où es-tu?

     (photo jeu de société)

     

    Avant dans mon esprit les mots se bousculaient,

    Aujourd'hui j'ai du mal à tisser une toile,

    Aurais-je donc perdu les rimes en étoile

    Celles qui dans un vers doucement ondulaient ?

     

    Je regarde le ciel et j'écoute le vent,

    Puis je ferme les yeux sur les aubes lointaines,

    Espérant entrevoir les portes souveraines

    De mon imaginaire au chemin captivant !

     

    Mais voilà qu'un brouillard doucement m'interdit

    D'écrire ce voyage en roman de prestige,

    Me faisant perdre pied, imparable vertige,

    Je retombe à nouveau dans un cercle maudit.

     

    Alors où dois-je aller, mais qui peut m'inspirer ?

    Comment rester fidèle à cette saltimbanque ?

    Qui pourtant sait très bien combien elle me manque!

    Muse reviens ce soir, reviens me délivrer.

     

    IMPARFAITLIBRE.

    (13 février 2016)

     Poème écrit pour le challenge n° 279

     du blog :http://psyche-d-ames.eklablog.com/

    Copyright HT0R27


  •  

    Peuple des Gitans

    https://pixabay.com/fr/espagnol-dame-danse-peinture-art-2836864/ 

     

    Dans sa robe ajustée et son voile carmin,

    Elle danse la peine et toute la souffrance

    D'un peuple vagabond, baladin de l'errance,

    Cultivant le passé des tribus en chemin.

     

    Soudain elle se dresse et frappe dans ses mains

    Et recourbe ses doigts en arches grandioses,

    Ses bras sont enlacés comme des flamands roses

    Qui cherchent l'âme sœur pour des amours prochains.

     

    Alors de tout son corps elle ondule et séduit

    L'arrogant Andalou qui chante ses complaintes,

    Des larmes dans la voix il raconte ses craintes,

    Sur fond de flamenco, de guitare et de nuit.

     

    Puis crépitent les feux, puis montent les clameurs,

    D'un camp où la fumée odorante enrubanne

    Les enfants sauvageons de cette caravane,

    Au milieu d'un hasard au grès de leurs humeurs .

     

    Gitan je te connais, ta vie est liberté,

    Avec toi j'ai compris le sens du mot parole,

    Et même si parfois, de toi, l'autre rigole,

    Tu resteras mon sang, mon cœur et ma fierté.

     

     (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

    14 Février 2016

     Clin d'oeil à notre ami gitantroubadour ainsi qu'au peuple de gitan avec qui j'ai vécu très longtemps

     

    Copyright HT0R27


  •  L'artiste Des Sens

    https://pixabay.com/fr/montagnes-alpine-paysage-nature-2915141/

     

    (ce poème avait été écrit dans le cadre du printemps des poètes en 2011 dont le thème était « Infini paysage")

     

    D’un pinceau créatif son rêve se libère,
    Il puise dans ses yeux un fantasme nacré,
    L’azur océanique et le blanc consacré
    Au nuage éternel, sous la coupole en verre.

    Son invisible main dessine une Odyssée,
    Un jaune lumineux brûle son chevalet !
    Le soleil sur ses doigts projette le reflet
    D'un sommet invisible élevant sa pensée.

    Ce virtuose étale une impulsive larme,
    Et son trouble devient le torrent déchaîné
    Qui bouscule ardemment son geste aliéné,
    Puis meurt tel un ruisseau sous l’arpège d’un charme.

    Comme un ultime exploit son délire accompagne
    Tout un imaginaire à l'envol somptueux ;
    Dans un coin il griffonne un trait majestueux
    Et parachève ainsi son étrange montagne.

    Il abandonne alors sa toile des mirages,
    L’essence colorée embaume l’atelier,
    Se confondant avec le parfum singulier
    Qu’on respire aux détours d’infinis paysages.

     

     

    (Droits d’auteur réservés)
    IMPARFAITLIBRE
    (22 Mars 2011)

    Copyright HT0R27


  •  40)Le Rapace

     (photo tonton René : https://www.flickr.com/photos/152672103@N05/35963659936/)

     

    Il reste perché là sur la branche d'un chêne,

    Surveillant l'horizon il épie, il attend,

    Ce vieux loup des marais, ce dernier combattant,

    Ecoute tous les bruits montant de la garenne.

     

    De son œil aiguisé brillant comme l'agate,

    Fait de jaune et de brun pour éclairer le soir,

    Fusent des éclats d'or qui transpercent le noir

    Tels des feux lumineux qu'un artifice éclate.

     

    Puis d'un vol gracieux par delà les montagnes

    Il trace sur les flancs découverts des vallons,

    L'ombre d'une spirale, étranges tourbillons,

    Planant dans la nature au-dessus des campagnes.

     

    Soudain dans le silence où meurt le crépuscule,

    Retentit un appel comme un déchirement,

    Un cri pour renforcer, impitoyablement,

    L'emprise du plus fort qui jamais ne recule ;

     

    Ainsi fais comme l'aigle et prends de l'altitude,

    Puis fonce sur la vie à chaque heure du jour

    Pour que l'essentiel de ton présent qui court

    Ne soit pas un adieu mais une infinitude.

     

    (Droits d'Auteur Réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     10 février 2016

    Copyright HT0R27


  • Le Clown  (Sonnet)

    nouvelle photo

    https://pixabay.com/fr/clown-clown-li%C3%A8vres-figure-2434404/ 

     

    Soudain il est entré sur la piste de sable

    Au milieu des éclats de rires des enfants

    Entraînant avec lui des amis triomphants :

    Deux chiens plein de malice au regard adorable.

     

    Alors il commença, de façon admirable,

    A danser une gigue au son des olifants,

    Mais très vite empêtré dans ses habits bouffants,
    Il finit à genoux dans un cri misérable.

     

    Sous le grand chapiteau l'auditoire t’acclame,

    Il glousse de plaisir en découvrant ton âme,

    Poète de l'humour qui pleure et qui sourit ;

     

    Et dans mes souvenirs se dessine l'image,

    De ce joyeux pantin au physique meurtri

    Dont les teintes du cœur maquillaient mon visage.

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     08 février 2016

    Copyright HT0R27


  • L’Écume des Cascades

    (photo perso) 

     

    Sur les arbres tordus qui protègent ses bords,

    Nonchalante elle joue avec l'ombre des lierres,

    Avant de ricocher en perles de trésors,

    Inondant les lichens qui recouvrent ses pierres.

     

    Puis le vent la bouscule, effrontément la pousse

    Vers des troubles profonds tapissés de galets,

    Elle y glisse impuissante accrochée à la mousse

    Et termine sa course en petits ruisselets.

     

    Soudain elle se tord sous le poids du courant,

    Venant de toute part pour enfin la rejoindre

    Et faire le grand saut dans un bruit déchirant

    La quiétude d'un lieu que rien ne peut atteindre.

     

    Alors elle revient sous un bandeau d'écume,

    Tenant entre ses flots des bouts de bois flétris

    Qu'elle traîne aisément, au milieu de la brume,

    Arrachant les bouquets de nénuphars meurtris.

     

    Ainsi va la cascade, ainsi va le ruisseau,

    Ainsi va le chemin d'une onde qui murmure

    Un son mélodieux, ultime écho de l'eau,

    Comme le dernier chant d'une belle aventure.

     

    (Droits d'auteur Réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

     

    06 Février 2016

    (D'après une série de photos de Dany http://curieuxdailleurs.eklablog.com/)

    Copyright HT0R27


  • Les Horizons Lointains (Sonnet)

    https://pixabay.com/fr/oasis-d%C3%A9sert-porte-j%C3%A9sus-ouvert-2335767/

     

    J’aime plonger la main dans une terre humide
    Et toucher de mes doigts ce cocon du savoir,
    Ressentir avec lui la force et le pouvoir
    Du discret papillon quittant sa chrysalide.

    L’éphémère déploie une aile translucide,
    Pour caresser le bleu d’un immense abreuvoir,
    Puis survole la dune espérant entrevoir
    Mon esprit embaumé sous une pyramide.

    Si cette ruine antique ombrageant son désert
    Explosait un matin sous les eaux d’un geyser !
    Alors refleurirait l’oasis souveraine ?

    Mais le froid sur ma paume éveille la stupeur
    D’un moment idyllique où mon être s’enchaîne
    Aux délires muets d’un voyage trompeur !

     

    (Droits d’auteur réservés)
    IMPARFAITLIBRE
    (Juillet 2012)

    Copyright HT0R27


  •  

    Les Labours de la Solitude (Sonnet)

    https://pixabay.com/fr/cheval-labour-des-animaux-art-2284032/

     

    Il a creusé le sol là-bas sur l'horizon,

    En guidant les chevaux comme l'eut fait son père,

    Puis mis dans les sillons ces grains dont il espère

    Voir l'argent du labeur enrichir sa maison.

     

    Il a prié les Dieux, sans doute avec raison,

    Afin que l'eau du ciel adoucisse et tempère,

    Les semis présageant d'un avenir prospère,

    Quand les épis de blé se cueillent à foison.

     

    Ainsi courbant le dos sous les fétus de paille,

    Solitaire la nuit, chaque jour il travaille,

    Pour couvrir de trésors les planches du grenier !

     

    Sa vie est un désert au fond de sa campagne,

    Mais il n'a pas le choix, il doit se résigner,

     A prendre la moisson pour unique compagne.

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

    (Modifié en Février 2016)

     

    Copyright HT0R27


  •  

     

     35)J'Ecoute Ma Pensée  (Sonnet)

     

    (photo perso)

     

    Si tu pouvais parler que pourrais-tu me dire ?
    Si tu pouvais te plaindre, entendrais-je ce bruit ?
    Tu restes l’espérance en ma raison qui fuit
    Une âme, un cœur, un corps, reflétant mon délire.

    Je donne à ta folie un tendre et doux sourire,
    Je laisse la sagesse accompagner ta nuit,
    Quand le mystère est là pour cultiver ton fruit
    Dans le jardin hélas d'une absence à prédire.

    Tu composes le beau dans les larmes des yeux,
    Tu maquilles le laid sous un ciel merveilleux,
    Mais tes égarements gâchent mon existence.

    Je frémis quand tu viens pour hanter mon écrit,
    Criant ta vérité pour que je recommence
    A peindre la noirceur qu’inspire ton esprit.



    (Droits d’auteur réservés)
    IMPARFAITLIBRE
    31 janvier 2016 

     

    Copyright HT0R27


  • Crépuscule (Rondeau Redoublé)

     (photo perso)

     

    (Rondeau Redoublé)


    Comme la nuit doucement s’achemine,
    Dans ce cristal au dôme perforé,
    Le ton de bleu du saphir se dessine,
    Sur l’horizon d’un ciel inexploré.

    Ferme les yeux sur cet air ignoré,
    Dans les frissons d’un temps qui t’assassine ;
    Sur ce tableau, ton pas est timoré,
    Comme la nuit doucement s’achemine…

    Peintre amateur sur cette crinoline,
    En ton pinceau, d’un geste coloré,
    Trace des points, teintés d’encre de chine,
    Dans ce cristal au dôme perforé.

    Escaladant un versant mordoré,
    Le soir revêt de son ombre câline,
    Sur la lueur d’un Astre torturé
    Le ton de bleu du saphir se dessine.

    La lune fuit, telle une clandestine,
    Au firmament d’un monde évaporé,
    Puis elle luit, étincelle enfantine,
    Sur l’horizon d’un ciel inexploré.

    Le jour s’en va, lentement dévoré,
    Par les lasers d’un sombre qui fascine,
    Laissant un seul crépuscule honoré
    Chaque beauté, légère et libertine…
    Comme la nuit !

     

     

     (Droits d’auteur réservés) 

    IMPARFAITLIBRE 

    Copyright HT0R27


  • Ephémère Beauté

     (photo tonton René )

    https://www.flickr.com/photos/152672103@N05/35632365993/

     

    (poème écrit suite à un article de gitantroubadour)



    Comme une goutte d'encre, aux formes éclatantes,

    Étincelle l'azur de multiples rondeurs,

    Comme un trait délicat, de rosaces vivantes,

    Dessine un arc-en-ciel rayonnant de splendeurs;

     

    Il est cette caresse effleurant l'orchidée,

    Ce moment de magie envoûtant le rosier,

    Il est la volupté pour la douce pensée

    Qui se pâme un instant pour mieux s'extasier.

     

    Et pour vous n'est-il pas cette plume qui vole,

    Ce flocon de l'hiver recouvrant un été ?

    N'est-il pas ce pétale admirable et frivole

    Tournoyant dans les airs ivre de liberté ?

     

    Mais le soir le rattrape aux lueurs des chandelles,

    Dans un ultime effort cet amant du levant

    Pour câliner la nuit, vient se brûler les ailes

    Et tombe sur le sol balayé par le vent.

     

    Il joue avec la vie, éphémère présage,

    Savourant son plaisir en courtes liaisons,

    Papillon du soleil amoureux qui voyage

    De bouton en corolle à travers les saisons.

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAILIBRE

     

    27 janvier 2016   

    Copyright HT0R27


  • Le Rendez-Vous

     

    (https://pixabay.com/fr/livre-vieux-nuages-arbre-oiseaux-863418/)

     

    Il est des rendez-vous que parfois nous manquons,

    Des instants d’une vie où rien n’a d’importance,

    Puis il est des regrets sur lesquels nous craquons,

    D’avoir pensé qu’au jour existe l’espérance.

     

    Il est des embarras, des gênes, des regards,

    Qui veulent tant parler qu'on omet de les dire

    Mais les malentendus laissent les yeux hagards,

    Le comment, le pourquoi d'une histoire à transcrire.

     

    Il est de doux prénoms gravés sur notre cœur,

    Et d’autres qui ne font qu’effleurer nos mémoires,

    Puis il est le prénom, celui qui nous fait peur

    De mirages heureux, lendemains dérisoires.

     

    Le temps n’efface pas les sentiments profonds,

    Il reste un souvenir sur cette page ouverte,

    Un moment de plaisir écrit sur les frontons,

    Du grand mur englouti d’une cité déserte.

     

    Il est ce rendez-vous qu’une fois j'ai manqué

    Cet instant où demain n'avait plus d'importance,

    Puis il est ce regret sur lequel j'ai craqué

    D’avoir pensé qu’au jour soufflerait l’espérance.

     

    (Droits d’auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

    (16 décembre 2010)

    Copyright HT0R27


  •  

     

    Une Philosophie (Sonnet)

     https://pixabay.com/fr/roseau-reed-phragmites-australis-275463/

     

    Il germe par hasard au bord des marécages,
    De sa fécondité naît ce frêle rameau
    Qui brave la furie, en délicat plumeau,

    D'un vent où la colère égale ses ravages.

    Enfoui dans la boue il résiste aux naufrages,
    Cherchant à s'accrocher au pied de son jumeau
    Mais son cri de terreur, en l'absence de mot,
    n'est plus qu'un hurlement pour complaintes sauvages.

    Afin de le briser, l'hiver veut l'attendrir,
    Pour le déraciner, l'été croit le tarir ;
    Il échappe aux saisons comme l’indifférence.

    Les périls glisseront toujours en quatre temps,
    Perpétuel roseau ta mort n’est qu’apparence ;
    Je verrai ta fierté refleurir mon printemps.

     

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

    22 Janvier 2016 

    Copyright HT0R27


  •  30)Triste Epouvantail

    https://pixabay.com/fr/terrifiant-%C3%A9pouvantail-effrayant-1217174/ 

     

    Dans l'immense vallon où le vent souffle fort,

    Ils ont abandonné tes restes de squelette,

    Accroché sur la croix ton avenir s'arrête,

    A ce mur d'horizon où se brise ton sort,

     

    Ils ont cru que tes yeux, deux boutons jaunissants

    Allaient veiller le jour et la nuit sur la plaine,

    Mais le fil rouge sang qui les noue à la laine

    Trace dans ton regard des mirages glaçants.

     

    Avec tes apparats, tes loques en lambeaux,

    Ton linceul vaporeux par dessus ta soutane,

    Tu divertis le vent qui doucement ricane

    attirant près de toi les infâmes corbeaux,

     

    Mais tu dois rester là, toujours te surpasser,

    A subir les saisons, le chaud, le froid, la pluie !

    Tu n'épouvantes rien, sur ta manche il s'appuie

    Cet oiseau malfaisant que tu devais chasser,

     

    Et tu baisses le front sur tes rêves liés,

    Et le clou dans ta main rouille au creux de ta paume ;

    En souverain déchu tu quittes ton royaume,

    Un genou sur le sol et les membres pliés.

     

    Demain ils reviendront t'arracher au décor,

    Ils te feront subir ton ultime calvaire

    Avant de te jeter la face dans la terre,

    Où tu découvriras le parfum de la mort.

     

     

    (Droits d'auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE

     

    (26 Octobre 2015)

    Copyright HT0R27


  •  37)Lointaine Rêverie (à mon grand-père)

     

    Ce poème est l'un des premiers que j'ai écrit en version classique alors même s'il n'est pas parfait il reste dédié à mon grand-père, un pur enfant d'Andalousie.

    A mon grand-père

     

    Il n’est plus belle rêverie
    Que la pureté d’une nuit,
    Où s'égare mon euphorie
    Dans un songe qui me poursuit.

    Je flâne dans une vallée
    Qu'illumine un rayon lointain,
    je marche au centre d’une allée
    Couverte des fleurs du matin.

    L’ombre abuse de la lumière
    Traçant des rais horizontaux
    Pour dessiner sur la rivière
    Des perles d’éclats de cristaux.

    Pour réveiller ce paysage,
    Le doux gazouillis des bruants
    Répond, à travers le feuillage,
    Aux derniers vols des chats-huants.

    Au cœur de ces plaines sauvages
    Se rassemblent de fiers taureaux,

    qui descendent des grands alpages
    Pour former d’immenses troupeaux.

    Un cri strident sur la campagne
    Echo d’un aigle impérial,
    Monte des flancs d’une montagne
    Vers son froid bandeau nuptial.

    Mais l’aube frappe à la fenêtre
    Réveillant mon pauvre cerveau,
    Andalousie un jour, peut-être,
    Son berceau sera mon tombeau.

     


    (Droits d’auteur réservés)

    IMPARFAITLIBRE
    (03 Octobre 2010)

    Copyright HT0R27





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